Kinshasa — Les membres de la commission internationale d'enquête sur le massacre du 28 septembre à Conakry étaient attendus hier mercredi 25 novembre dans la capitale guinéenne sur fond de profondes divergences entre la junte et l'opposition.
Les membres de la commission internationale d'enquête sur le massacre le 28 septembre à Conakry de plus de 150 opposants, selon l'ONU, étaient attendus hier mercredi 25 novembre dans la capitale guinéenne
Entre-temps la tension était montée d'un cran entre la junte au pouvoir à Conakry et l'opposition politique.
La junte au pouvoir en Guinée a, d'après l'AFP,menacé hier mercredi 25 novembre d'écarter les principaux opposants de la course à la prochaine élection présidentielle, théoriquement prévue le 31 janvier mais qui, selon la commission électorale, est «techniquement impossible» à tenir à cette date.
«Tous ceux qui ont géré le pays, qui ont "goûté" au poste de Premier ministre ne peuvent être candidats (à la présidentielle) en Guinée», a déclaré à Ouagadougou l'AFP, Idrissa Chérif, le ministre en charge de la Communication du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara.
«Le pays a été pillé, bradé par ces gens-là, on ne peut pas accepter ça. Ces personnes sont "poursuivables" sur le territoire guinéen parce qu'ayant géré et dilapidé les fonds publics», a-t-il insisté.
DEPART DE LA JUNTE
«C'est la nouvelle Constitution que nous allons mettre en place qui dira qui peut être candidat (et) qui ne doit pas l'être. Mais on ne peut pas permettre à des gens qui ne sont pas propres de diriger encore notre pays», a indiqué à Ouagadougou le ministre.
Cependant, l'opposition guinéenne a, en croire l'Angop,exigé de nouveau le départ des militaires du pouvoir et la nomination d'un civil à la tête du pays pour 10 mois, dans ses «nouvelles propositions» transmises lundi au président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne.
«Nous avons transmis ce (lundi) soir à Ouagadougou nos nouvelles propositions au médiateur (Blaise Compaoré). C'est fondamentalement une réaffirmation des positions antérieures», a déclaré à l'AFP et à la BBC le président de l'Union des Forces démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadikko.
Cette situation tendue entre l'opposition et la junte prouve, d'après un analyste, que le résultat de l'enquête internationale sur le massacre du 28 septembre à Conakry déterminera l'avenir de la Guinée.

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