Kinshasa — Cher oncle,
Ma lettre de la semaine dernière portait sur la situation alarmante des installations sanitaires dans la ville de Kinshasa. Aujourd'hui, je m'en vais vous entretenir des érosions qui profitent chaque année de la saison des pluies pour engloutir la capitale tout entière.
Oncle, si j'ai choisi de revenir une fois de plus sur ce sujet, croyez-moi, cela vaut la peine. Parce que le danger que représentent les sites érosifs de Kinshasa nécessite une attention particulière de la part, aussi bien du gouvernement provincial que des autorités au niveau du gouvernement central.
A Kinshasa, presque chaque commune dispose de ses têtes d'érosions. Elles se multiplient par la magie de la nature en donnant naissance à d'autres plus petites ou plus profondes. C'est ainsi que chaque fois que l'on essaie de combattre une érosion apparaît une autre. La situation est semblable à celle de « libulu Manzengele » (crevasse dont l'appellation est empruntée au nom de l'avenue où elle est située) sur l'avenue de l'Université, parce qu'on a vu que sur cette voie la grandeur des crevasses était inquiétante
Au moment où je vous écris, la célèbre érosion de « Mataba », dans la commune de Ngaliema, à la hauteur de la paroisse catholique Saint sacrement, avance majestueusement. Elle cherche à couper la route de Matadi alors que les fonds déjà dépensés depuis quelques années pour combattre cette catastrophe naturelle peuvent se chiffrer à plusieurs millions de dollars américains.
Mais « Mataba » n'est qu'un exemple tiré parmi tant d'autres. Le problème est de connaître la politique de l'Etat pour se débarrasser de ces érosions et sécuriser la population sérieusement menacée. Par ailleurs, il faut retenir que la menace des érosions ne concerne pas uniquement la capitale parce que la ville de Mbuji- Mayi (province du Kasaï Oriental), celle du Kananga (province du Kasaï Occidental) et bien d'autres ne sont pas épargnées. A bon entendeur, salut.

Comments Post a comment