Kinshasa — La construction de la Cité maman Mobutu était une oeuvre d'une entreprise momentanée dénommée Logec (Logements économiques). La Fondation maman Mobutu, initiatrice de ce projet, s'était associée à une entreprise privée pour bâtir cette cité dédiée à la première épouse du maréchal Mobutu Sese Seko, alors président de la République du Zaïre, aujourd'hui République démocratique du Congo.
Une belle cité bâtie sur une colline située dans la commune de Mont Ngafula, qui est venue. incontestablement, embellir la capitale. Sur le site, certains particuliers ont acquis des terrains où ils ont construit des maisons d'habitation. Quelques décennies après sa construction qui remonte aux années 1980, cette cité a commencé à faire face aux problèmes d'érosions. Le gouvernement n'a pas su mobiliser des moyens requis pour y faire face, avait constaté Le Potentiel. Sur le terrain, les érosions progressaient, causant désolation parmi la population.
Les habitant de la Cité maman Mobutu ont barricadé dernièrement la route de Matadi en guise de protestation contre les menaces incessantes des érosions et l'indifférence du gouvernement face à cette situation.
De passage sur le lieu, le vice-Premier ministre en charge des Besoins sociaux de base, Nzanga Mobutu, a été interpellé par les manifestants. Aussi a-t-il transmis leurs doléances au gouvernement qui a décidé de réagir. Ainsi, les bennes de l'Office des routes et du génie militaire ont été mises à contribution pour tenter de lutter contre ces érosions.
Ces véhicules étaient utilisés pour le transport de la terre jaune qui devrait servir à boucher les érosions. Travail qui s'est avéré vain, car les érosions continuaient leur progression « impitoyable ». A ce jour, le bilan est lourd : plus de vingt maisons déjà emportées et d'autres sont dangereusement menacées d'écroulement aujourd'hui. Bien plus, l'avenue principale est devenue impraticable.
Interrogés par le journal Le Potentiel, quelques habitants de cette cité qui ont requis l'anonymat ont exprimé leur ras-le-bol face au drame qu'ils vivent et qui laisse indifférent le gouvernement, selon eux. « Ce qui est sûr, c'est que la Cité maman Mobutu est appelée à disparaître avec la progression des érosions et au cas où le gouvernement central ne mobilisait pas assez de moyens pour arrêter celle-ci (progression)», ont-ils indiqué la mort dans l'âme.

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