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Kinshasa — Située dans la commune de Ngaliema, la route de Matadi est menacée d'être coupée de la circulation routière. A l'origine, une érosion dont la progression inquiète.
Cette érosion, qui s'étant sur quelque deux cents mètres de longueur et qui est très profonde, donne des vertiges à ceux qui ont l'occasion de s'y approcher, pour se rendre compte de son évolution et de ce qu'elle représente. Et pour les cardiaques, il est conseillé de ne pas tenter de le faire pour ne pas y laisser leur peau.
A plusieurs reprises dans le passé, la presse a tiré la sonnette d'alarme pour prévenir le drame qui se profilait à l'horizon. Question d'inviter les décideurs à prendre les mesures qui s'imposaient pour éviter le pire. Mais on a vu aucune réaction de leur part.
Ce comportement, qui a été commenté en sens divers, a fait dire à certains qu'il frise la démission de la part des concernés. Avec la progression de l'érosion, accentuée par les pluies, plusieurs maisons d'habitation ont été emportées.
Au nombre de celles-ci figure celle d'un « honorable », avons-nous appris sur le lieu. « C'est pour se rendre compte de l'état de détresse dans lequel se trouve leur collègue qu'on a vu les députés visités le lieu du sinistre », a déclaré au journal Le Potentiel, usant de l'humour, un père de famille sous le sceau de l'anonymat.
Ce dernier s'est dit surpris par la présence de ces honorables qui, a-t-il relevé, étaient informés du drame qui se profilait à l'horizon mais qui, dans le cadre de leurs fonctions, refusaient d'interpeller le gouvernement central pour qu'une solution y soit apportée. « Cela parce qu'ils n'étaient pas concernés », a-t-il avancé.
L'érosion progresse. Elle est à quelque cinquante mètres de la route de Matadi, un axe stratégique et important dans la ville de Kinshasa où il en est l'une des portes d'entrée et de sortie. Une fois dépassée cette artère, elle va s'attaquer à la paroisse Saint Sacrement appartenant à l'archevêché de Kinshasa.
Actuellement, les Chinois ont entrepris des travaux pour lutter contre cette érosion. Ils s'affairent, dans un premier temps, à reconstituer le collecteur d'eaux détruit. Une tâche qui s'avère difficile face à son ampleur.
L'opinion condamne l'intervention tardive des Chinois. « On aurait pu leur confier les travaux lorsque cette érosion s'était manifestée. Maintenant que celle-ci s'est éclatée en plusieurs têtes on s'est pressé à les leur confier pour tenter de sauver leur face », a confié au journal Le Potentiel un habitant dont la maison est menacée d'écroulement par cette érosion.

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