La réhabilitation des quartiers populaires s'affirme, d'un jour à l'autre, au Kef, comme l'une des composantes essentielles de la politique de soutien aux catégories économiquement défavorisées, et de promotion du cadre de vie des habitants des cités populaires, notamment par le biais du réaménagement de la voirie, la création des espaces verts et le renforcement des équipements collectifs.
Cette politique de promotion sociale trouve sa parfaite illustration dans la série de projets mis en place au Kef-ville : deux grands projets ont été engagés avec beaucoup de soin dans les cités de Zitouna et de Aïn Mnakh où, il est vrai, tout a changé, tant les réalisations ont transformé les deux cités, rendant, de surcroît, le cadre de vie plus gai, le tout pour des investissements ayant excédé cinq millions de dinars.
Initié dans le cadre des projets présidentiels décidés en faveur du gouvernorat du Kef, les deux projets de Zitouna et de Aïn Mnakh font partie de la nouvelle génération des projets à même de contribuer au desserrement de l'étau sur les grandes villes du pays et de fournir aux habitants un cadre de vie de plus en plus moderne et intégrant l'infrastructure de base requise.
D'autres cités ont aussi bénéficié d'un relookage et d'actions de réhabilitation, notamment au niveau de l'amélioration de la qualité de l'éclairage public, le dallage des trottoirs et le bitumage de la voirie, en particulier dans les cités de Chrichi où les interventions ont été d'un apport généreux pour la modernisation des équipements collectifs, le renforcement de la propreté et la création d'espaces verts et d'aires de loisir.
Certaines cités populaires sont aussi devenues méconnaissables tant la propreté et l'embellissement y sont devenues une réalité manifeste qui surprend le visiteur. Même si, au demeurant, la propreté est un signe distinctif dans la ville du Kef, il n'en demeure pas moins vrai que des efforts sont encore à déployer pour venir à bout des décharges anarchiques et de la concentration parfois assez remarquable des déchets ménagers, comme à la cité Chrichi où une nouvelle action de propreté est toujours la bienvenue.
L'extension urbaine et la création de nouveaux quartiers autour de la ville rend la tâche de la municipalité en matière de levée d'ordure, plus ardue, mais devant la ferme volonté des autorités communales et le soutien sans faille du conseil régional, l'étape à venir s'annonce prometteuse.
Saurait-on alors relever le pari de la propreté et de l'amélioration du cadre de vie de la population? Tout semble indiquer que l'on se dirige vers une nouvelle ère de travail communal laborieux, d'autant plus que le nouveau programme présidentiel insiste dans son 21e point sur une nouvelle approche de la politique environnementale et de la préservation des ressources naturelles.

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