La quatrième édition du festival des divinités noires de l'association Acofin aura lieu à partir du 16 au 20 décembre prochain. Les organisateurs de l'évènement ont procédé au lancement officiel du festival en début de semaine par un point de presse. Plusieurs chefs traditionnels et autres personnalités étaient présents au lancement.
Le thème retenu cette année est "L'Afrique et sa diaspora, l'Alliance Eternelle". Ce festival se veut un retour aux sources, des retrouvailles et communion pour célébrer la fierté d'appartenir à une même famille et se mobiliser pour les grands enjeux. La particularité de cette édition, c'est que l'évènement a reçu le soutien du Président de la République, togolaise Faure Gnassingbé. Selon le directeur du festival, Tête Wilson Bahun, plus de 50 artistes brésiliens sont attendus à ce festival. Outre cette présence des artistes brésiliens, d'autres artistes locaux prendront une part active au festival.
Le festival des divinités noires de l'association Acofin a pour but de faire parler de la culture togolaise et de faire une réconciliation sur l'esclavage via des cérémonies de purification. Il s'agit, dit le président de l'association Acofin, de faire connaître le Togo à travers cette célébration. Au cours de cette célébration, différentes activités sont prévues notamment des conférences sur des thèmes comme "Esclavage et rébellion au Brésil", des vernissages d'exposition. Pour le représentant du ministre de la communication et de la culture, tout doit être mis en oeuvre pour que le festival connaisse un succès. "Nous allons tout faire pour que le festival connaisse un succès", a précisé le représentant du ministre.
Trois localités dans les Lacs sont retenues eu égard de leur lien historique. Considéré comme le chaînon manquant de l'esclavage, les organisateurs ont choisi dans cette édition, trois localités. Il s'agit d'Atoèta, seul village fondé par un Afro-Brésilien, Agbodrafo qui marque le point de départ des esclaves et Klouvidonnou en plus de Glidji et d'Anèho. Des groupes traditionnels et culturels de la Côte d'ivoire, du Ghana, du Bénin, du Nigéria et du Togo se produiront à l'occasion de ce rendez-vous de démonstration des connaissances des peuples africains. Les coutumes, les codes et les langages seront dévoilés et expliqués. Créée en 2006, Acofin a pour projet de préserver et de promouvoir le patrimoine culturel africain, de préserver et de rénover des sites historiques ; d'organiser des festivals et des expositions ; de créer des ateliers de métiers traditionnels, tissage, perles, sculpture et écoles de danses traditionnelles.
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