La Prospérité (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Enfin, le Club de Paris donne le feu vert !

Kinshasa — Des sources proches de la primature, il nous revient que le Club de Paris a finalement donné le feu vert. Des assurances financières ont donc été données par l'ensemble des principaux créanciers de la République Démocratique du Congo. Ce qui va permettre au Pays de Mzee Laurent- Désiré Kabila d'entrer en programme formel avec le Fonds monétaire international soutenu par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance et, partant, enclencher la marche vers le Point d'Achèvement de l'Initiative PPTE avec, au finish, la réduction de 90 % de sa dette extérieure.

On se rappellera que le Club de Paris s'était réuni le mercredi 18 novembre dernier en vue d'étudier le dossier de la RD Congo et de décider des assurances de financement en sa faveur. Après des assurances obtenues de la quasi-totalité des créanciers, il était attendu une décision de confirmation desdites assurances qui, aux dernières nouvelles, est tombée hier. Ce, après moult pressions, jumelées d'une offensive diplomatique et médiatique. Sans oublier les assurances données par la partie congolaise, particulièrement en ce qui concerne l'amélioration du Climat des Affaires. Nous y reviendrons. LPM Les mandataires des Entreprises Publiques harcelés ! Dans le contexte actuel où les pensées de supputations évoquent des mises en place à plusieurs niveaux de responsabilité dans le pays, des "moutons noirs", cette race spontanée de journalistes véreux se comportent en maîtres chanteurs vis-à-vis des mandataires des entreprises publiques.

Dans leur style de procédure, ils font usage des texto et sms, appels téléphoniques indisposant et autres menaces à peine voilées à l'endroit de certains mandataires des entreprises publiques. Cette démarche, hors normes, remue, d'après plusieurs observateurs, l'éthique et le code déontologique de l'exercice du journalisme, inventant des rumeurs de toute sorte qu'ils publient comme faits avérés et pourtant diffamatoires. Ici, le gender, l'être faible selon la pensée biblique, est particulièrement visé. Ce, pour des raisons évidentes. Elle est, de nature, très sensible. Ces grandes dames qui font, à ne point douter, un travail remarquable aux côtés des hommes au sein des comités de gestion et des conseils d'administration des entreprises du portefeuille de l'Etat sont copieusement harcelées. De quoi les déconcentrer.

A titre illustratif, celles qui font parties des organes de direction de l'Inss, Occ ainsi que la Sonas sont interminablement victimes. On les accuse, sans preuve aucune, de pactiser avec les adversaires du Chef de l'Etat. Des intimidations gratuites pour faire peur et rançonner. On se fait passer pour acolytes de la présidence de la République ou des services d'intelligence. On se cherche à opposer les membres d'un parti politique C'est grave, et même très grave ! S'ils savaient le danger qu'ils couraient ? L'Association Nationale des Entreprises du Portefeuille de l'Etat a été saisi et, à son tour, a saisi le Ministre de la Justice.

Dans sa lettre à Luzolo Bambi, l'ANEP souhaite qu'au-delà du droit reconnu par la Loi aux mandataires lésés de pouvoir saisir les Instances Judiciaires, elle sollicite l'intervention personnelle du Ministre Luzolo en vue de la "moralisation" des membres du Corps de la Presse qui doivent s'en tenir à l'éthique et déontologie de la noble profession des journalistes. Côté Unpc, la Commission de discipline et d'éthique professionnelle, elle aussi, fait l'objet de plusieurs saisines de la part des mandataires des entreprises publiques harcelés. Ces derniers, pour la plupart, se font laminés leur porte-monnaie pour détourner ou carrément stopper la publication des fausses rumeurs entretenues contre eux par ces "moutons noirs". S'il est vrai que la presse doit faire son travail, dans les normes, en dénonçant certaines pratiques au niveau de la gestion des entreprises publiques, tolérance zéro oblige, ce n'est tout de même pas, les choses étant examinées de près, tous les mandataires qui doivent subir les sanctions du ressort de cette démarche correctionnelle impulser par le Raïs. Une chose est de s'en prendre aux "moutons noirs", une autre est de fouiner les sources.

Généralement alimentés par des adversaires politiques, des gens qui ne rêvent qu'à faire partir les autres pour prendre leur place, quelle que soit la méthode, les "moutons noirs" s'exposent dangereusement à la rigueur de la loi sans une contrepartie conséquente. Est-ce faut-il monter ses ambitions, par ailleurs légitimes, sur le dos des autres ? Le mandat étant public et passager, il est de bon aloi qu'on se positionne par méritocratie et non par la jalousie et autres pratiques d'une autre époque.


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