Les organisations paysannes et de la société civile du Burkina se mobilisent pour parler d'une même voix à la tribune du forum mondial sur les changements climatiques de Copenhague au Danemark. Aux termes de leurs journées de réflexion, elles ont animé un point de presse ce jeudi 26 novembre 2009 à Ouagadougou.
Six organisations paysannes et de la société civile du Burkinabè se sont retrouvées pour mettre en commun leurs préoccupations avant de se rendre au forum mondial sur les changements climatiques, prévu du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague au Danemark. «La société civile du Burkina nourrit l'espoir de voir la rencontre aboutir à des résultats porteurs d'espérance pour les générations à venir. D'où l'organisation de la journée de réflexion», a expliqué Ernest Compaoré du Secrétariat permanant des organisations non gouvernementales (Spong). Le président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Seydou Ouédraogo, a confié que loin d'être un phénomène de mode, «les changements climatiques affectent toute la planète et tous les pays ont pris conscience du phénomène». Pour lui, la présence annoncée de la Chine et du président des Etats-Unis, Barack Obama, à Copenhague est déjà est une victoire. Les conférenciers ont reconnu que seule la pression des mouvements et associations de la société civile et des organisations non gouvernementales peut faire plier les politiques des pays pollueurs. «Cela nécessitera de longues et difficiles négociations, mais les mouvements de lutte contre la pollution de l'Afrique vont se réunir en marge du sommet pour adopter une position commune» a affirmé le président du Réseau de veille sur la commercialisation des céréales (RVCC), Abdoulaye Tapsoba.
Les préoccupations des journalistes ont aussi porté sur la représentativité de la société civile burkinabè et africaine dans les négociations de Copenhague, ainsi que de la non signature du protocole additionnel sur les changements climatiques du sommet de Kyoto. Les conférenciers ont réaffirmé leur engagement à défendre les intérêts des populations lors du sommet. Ils se sont dits confiants, car le président du Faso, Blaise Compaoré, porte-parole des pays africains à ce sommet, est très attentif à leurs préoccupations.
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