Libreville — Le chef du gouvernement gabonais, Paul Biyoghé Paul, devant les représentants du peuple, a décliné ce jeudi, en après-midi, dans un climat apaisé et convivial, mais sur fond de coupure d'électricité dans la zone nord de la capitale gabonaise, son Programme de politique générale; programme qui détaille, de fond en comble, les points saillants du projet de société sur la base duquel le chef de l'Etat a été élu, en vue de faire de son pays, un « Gabon Emergent ».
SEANCE DE TRAVAIL INTELLIGENTE
Alors que le quotidien d'information "L'Union" de ce jeudi annonçait une Déclaration de politique générale dans un climat « électrisé », l'on a plutôt assisté à une séance de travail intelligente, dénuée de toute passion, enrichissante et productrice des idéologies et des concepts qui devront voir le jour dans le semaines à venir afin de donner au pays son pseudonyme de « Gabon Emergent ».
En effet, les députés, de tous bords, ont reçu en bonne intelligence le Discours du chef du gouvernement qui a exposé, point par point, chiffre à l'appuis, les projets qui devront apporter aux Gabonais, une vie meilleure; aux travailleurs, de meilleurs conditions; aux entrepreneurs, un climat apuré, sain et propice au développement des affaires, en un mot, fournir au Gabon une atmosphère de bonne gestion et de bonne gouvernance.
En respect d'une des promesses de campagne du chef du désormais chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, le premier ministre reconduit dans ses fonctions le 16 octobre dernier, juste quelques heures après l'investiture du nouveau président de la République, a précisé que le Budget de l'Etat sera réparti en deux parties dont 60% réservés aux dépenses de fonctionnement et 40% aux dépenses d'investissement.
De même, le chef du gouvernement gabonais, Paul Biyoghé Mba, en véritable technocrate, passant en revue un certains nombre de mesures et dispositions devant favoriser l'aboutissement de l'amélioration de l'atmosphère dans le mode des affaires et par ricochet de ce Gabon Emergent, a indiqué que « l'Impôt sur les sociétés sera revu à la baisse dès 2011 et passera à environ 25 au lieu de 30% » actuellement.
PLUS DE PRAGMATISME
Dans ce sillage, monsieur Biyoghé Mba, a annoncé que la Journée continue, entrant dans le cadre de l'aménagement du calendrier de travail, pour la recherche de l'efficacité entre en application au Gabon dès janvier 2010.
Le chef du gouvernement a précisé que cette journée aura 8 heures de travail et que dès son application à compter de l'année prochaine, elle sera suivie de mesures d'accompagnement en vue de pallier les désagréments qui pourraient surgir.
Aussi, poursuivant sur sa lancée des annonces, Paul Biyoghé Mba a déclaré que « les Missions de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) seront redéfinies ». Une mesure qui entre dans le cadre de la réforme des institutions de l'Etat.
En principe, a souligné monsieur Paul Biyoghé Mba, la CNSS sera déchargée du volet santé en vue de la transformation de certaines structures sanitaires en espaces spécialisés afin que cette institution ne se consacre plus qu'à ses missions statutaires et traditionnelles.
Plus pragmatique, le chef du gouvernement s'est voulu ferme face l'exploitation du pétrole par la Société gabonaise de raffinage (SOGARA). Ce qui l'a directement conduit à préciser que le gouvernement gabonais n'acceptera plus « d'exploitations pétrolières déficitaires à la SOGARA ».
Les secteurs de l'Agriculture et de la pêche figurent également en bonne place dans la Déclaration de politique générale du premier ministre gabonais.
Dès lors, ayant encore en vue le récent Sommet des Nations unies sur la sécurité Alimentaire, à Rome (Italie), auquel le président Ali Bongo Ondimba a pris une part active, Paul Biyoghé Mba, a annoncé devant les député de l'Assemblée nationale la volonté du gouvernement gabonais à tout mettre en oeuvre pour « redynamiser» ces domaines afin de « gagner la bataille contre la faim », mais aussi de créer l'autosuffisance alimentaire dans le pays.
COURAGE, AUDACE ET EFFICACITE
D'autre part, Visiblement décidé devant les députés, Paul Biyoghe Mba a pris l'engagement de procéder à une réforme du secteur de l'électricité. Dans ce cadre, une réforme institutionnelle du secteur de l'électricité sera engagée avec l'institution d'un régulateur indépendant et la création d'un cadre institutionnel et réglementaire favorable au partenariat public et privé. Poursuivant sur la lignée des réformes, le Chef du Gouvernement dont la devise est : courage, audace et efficacité rappelle que l'Etat veut faire du Gabon « le leader du tourisme en Afrique Centrale et un pôle d'excellence dans les métiers de la forêt et du bois, de la métallurgie, du tourisme, du design et de l'architecture, de l'environnement de l'informatique et du management ».
« Le Gabon Vert, ce sera en fait, de tirer partie de notre engagement volontaire et de notre contribution exemplaire à la lutte contre le changement climatique; cet engagement sera un nouvel axe majeur de notre diplomatie », a déclaré le chef du gouvernement gabonais. Lors de son oracle, il a précisé : « c'est dans ce cadre que nous préparons activement la prochaine conférence de Copenhague sur les changements climatiques à laquelle prendra part le président Ali Bongo. Aussi, Paul Biyoghé Mba d'ajouter: « nous veillerons avec d'autres à ce que les pays qui font le plus d'efforts en matière de préservation de leur forêt, soient récompensés à juste prix. Dans le cadre des financements des mécanismes de développement forts, communément appelé « produit Carbone ». A cet effet, le Gabon entend bâtir un partenariat avec toutes les institutions qui militent au niveau mondial pour l'émergence d'une économie verte et d'un capitalisme responsable et qui sont prêts à soutenir le modèle auquel le Gabon aspire.
Au terme de cette présentation, l'on retient que le premier ministre, qui s'est défini comme un libéral social a reçu l'approbation et l'appui des députés (90 voix sur 98) pour transformer, dans les faits, ces idées qu'il a énoncées pour l'aboutissement d'un Gabon émergent.
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