Ziguinchor — La Casamance, qui demeure le poumon vert du Sénégal, n'en est pas moins confrontée aux problèmes environnementaux dont la dégradation de ses sols à cause de la salinisation, a indiqué Emmanuel Seck, chargé de programme à Enda Tiers-monde.
Cette dégradation des sols affecte l'agriculture, conduit à une baisse du cheptel de l'élevage, entraîne aussi un déplacement de populations et une surcharge de travail pour les femmes, a résumé Emmanuel Seck à l'issue d'un atelier sur "Changements climatiques et problèmes environnementaux".
Cette rencontre de trois jours s'est achevée mercredi et a regroupé des élus locaux et des acteurs de la Société civile de la région.
Les participants se sont réunis au sein d'une "plate-forme" pour prendre en charge les questions liées à la gestion de l'environnement. Il s'agit d'un outil de "partage" et de "dialogue" entre les différents acteurs, a indiqué Emmanuel Seck.
Il a souligné la nécessité de "sensibiliser" les populations, afin de les amener à s'engager dans la préservation et la gestion durable des ressources naturelles.
Dans la vallée de Katouré (entre le Sénégal et la Guinée-Bissau), une intervention de l'ONG Enda Acase (Enda action en Casamance) a déjà permis à 10 villages de récupérer des terres gagnée par la salinisation et de pouvoir s'adonner de nouveau à l'agriculture.
Ce projet a également permis aux villageois d'accéder à l'eau potable dans cette zone fortement gagnée par la salinisation des sols. Entamés en 2006, ces travaux, achevés en 2009, ont été réalisés en collaboration avec les populations locales, d'autres ONG et des groupes rebelles établis sur place.
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