Kinshasa — Des ONG humanitaires, l'une italienne et deux autres espagnoles, défraient actuellement la chronique. Le monde, stupéfait, a appris que, malgré leur statut officiel, elles se sont mises au service des rebelles rwandais des FDLR pour continuer à perpétrer des crimes économiques et de sang dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
La source de ce pavé, qui écorne l'image des ONG internationales, est le Conseil de sécurité des Nations unies. Dans leur dernier rapport, les experts de l'ONU affirment que les FDLR « ont notamment reçu le soutien des membres d'organisations caritatives étrangères ». Un concours appréciable qui leur permet d'« exporter des minerais en passant par des intermédiaires ».
Les experts citent des compagnies britanniques, malaisiennes ou thaïlandaises, qui achèteraient des minerais issues de mines contrôlées par des rebelles. Dans leur conclusion, ils démontrent que l'échec des opérations militaires Kimia 1 et Kimia 2 menées contre les FDLR est consécutif aux soutiens occultes dont bénéficient ces bandits.
La preuve est donnée par la résistance des structures politiques et militaires de cette organisation, une année après le lancement de l'offensive. Ce n'est pas un fait du hasard. Les enquêteurs dénoncent l'implication « des réseaux de soutien régionaux et internationaux », qui fournissent des armes et se chargent de l'exportation frauduleuse des minerais du Kivu.
En dehors des liens incestueux des Etats occidentaux avec les dirigeants des FDLR, ce qui remet aujourd'hui tout en question, c'est le soutien efficace des ONG étrangères, pourtant déclarées caritatives, à la poursuite des tensions et des souffrances des Congolais du Nord et du Sud-Kivu.
Cette révélation vient conforter le gouvernement de la République dans sa méfiance, maintes fois exprimée, à l'égard de certaines ONG étrangères débordantes d'activisme dans les Kivu. Loin du quotidien Le Potentiel la tentation de mettre toutes les ONG dans un même sac. Nous ne pouvons pas tomber dans une généralisation abusive.
Ce qui est arrivé ne peut être imputé qu'aux seules ONG qui ont été prises en flagrant délit. C'est à elles d'expliquer leurs motivations. Dans quel intérêt apportent-elles appui aux génocidaires rwandais, sachant combien ils endeuillent les familles congolaises ? Et que, en plus, ils ruinent l'économie du pays au travers du trafic illégal des ressources naturelles ?
La complicité des ONG indexées avec les FDLR est inacceptable. Elle leur vaut expulsion immédiate du territoire congolais et, si possible, leur interpellation devant la justice congolaise. Cela pourrait dissuader les autres à se détourner de leur mission initiale.

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