Kinshasa — Enfin, le Club de Paris a donné le sésame à la RD. Congo, ce mot de passe qui va permettre au pays de Simon Kimbangu d'entrer en programme avec le Fmi.
Attendues depuis le 18 novembre 2009, les assurances de financement des principaux créanciers de la RDC ont été données le mercredi 25 novembre dernier. Cette bonne nouvelle, l'une des rares, mérite jubilation. Même de façon modérée. Déjà, dès le 11 décembre prochain, la RDC et le Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International vont conclure un programme triennal, dans le cadre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC).
Ainsi, il y a lieu de dire qu'une nouvelle ère est en train de s'ouvrir pour Kinshasa. Le Canada, dernier verrou, a finalement donné sa caution en emboîtant les pas aux Etats-Unis d'Amérique et autres. Il n'en restait que ça. Bientôt, avec cette précision des choses, atteindre le Point d'Achèvement de l'initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) n'est plus un mirage.
Cependant, les effets de ce processus, faut-il le dire, une fois la dette de plusieurs milliards sensiblement allégée, auront une répercussion positive sur le social du congolais. Si non, qu'est ce qui empêcherait cette amélioration, alors que les financements extérieurs additionnels seront là ? Rien à ce stade, ne peut priver les congolais de voir l'avenir avec optimisme et d'en récolter tous les bénéfices. L'accord du Club de Paris n'étant pas un voeu pieux, les partenaires bilatéraux et multilatéraux vont mettre à la disposition du pays, des espèces trébuchantes et sonnantes.
En contrepartie, le Gouvernement de la République, ne doit pas fléchir dans le sérieux avec lequel il assainit le cadre macroéconomique et le climat des affaires. Au contraire, dans cette marche inéluctable vers le but, l'effort de tous est plus qu'indispensable. Probablement, le Point d'Achèvement de l'initiative PPTE va coïncider avec les cinquante ans d'indépendance du pays. Maintenant donc, est le moment de penser au peuple congolais. Il est temps de penser à une justice distributive du gain étant donné que la victoire en cours est collective, le sacrifice a été singulièrement l'oeuvre du plus grand nombre.
Pour empêcher que le boni ne soit l'affaire de quelques uns, la rigueur de la loi devrait, sans complaisance, être appliquée. Le règlement des comptes et le favoritisme du genre République bananière balayés. Ainsi, tous les espoirs de connaître une croissance économique, à partir de ce triomphe, risqueraient d'être une peau de chagrin. Il y a longtemps que le peuple congolais beigne dans la pauvreté.
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