Tshieke Bukasa
26 Novembre 2009
Le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Me Crispin Inier Latebo Ekwa, a présidé hier mercredi 25 novembre à l'Hôtel Memling, la cérémonie de validation du nouveau cadre organique du ministère de la Justice. Ce document, rappelons-le, contient des conclusions des travaux de réaménagement du secteur de la Justice et préconise des structures plus fonctionnelles et des relations administratives plus visibles entre les services dudit département.
En effet, c'est à la suite d'un audit institutionnel organisé au sein de son administration qu'il a été révélé un dysfonctionnement criant au ministère de la Justice d'une part, et l'inadaptation des structures actuelles au regard des réalités ainsi que des exigences du moment d'autre part. Pour y remédier, indique le directeur de cabinet, l'équipe d'audit avait soumis à l'intention du ministre une série de propositions visant à réformer les structures actuelles, y compris les modes de fonctionnement de l'administration du ministère de la Justice.
« C'est pour valider ces propositions qu'une Commission Interministérielle avait été constituée. Composée des experts des ministère de la Fonction publique et de la Justice, elle a travaillé sous la facilitation des experts membres de l'audit institutionnel » a déclaré Me Inier Crispin. Puis de préciser que maintenant que ce nouveau cadre organique est validé par la Commission interministérielle, le ministère de la Justice va le transmettre très prochainement à son homologue de la Fonction publique. Ce dernier prendra alors un arrêté provisoire en vue de l'agréer, en attendant l'adoption de la nouvelle loi sur le Statut du personnel de carrière des services publics de l'Etat par le parlement. Fort de cet arrêté, conclut-il, le ministère de la Justice pourra alors concrétiser ses voeux de voir l'administration de la Justice rendre un service de qualité que toute la population attend de lui. Il pourra, par exemple, combattre effectivement la surpopulation carcérale, l'accumulation des dossiers judiciaires et le retard dans l'exécution des jugements rendus par le pouvoir judiciaire.
Pour sa part, l'ambassadeur de l'Union Européenne en RDC, Richard Zink, a rappelé que l'engagement de la Commission européenne en matière d'appui à la justice remonte à 2004. Le volet justice du « Programme d'Appui à la Gouvernance » (PAG) ayant pour objectif de renforcer les capacités fonctionnelles du ministère de la Justice, du Conseil Supérieur de la Magistrature(CSM) et des juridictions de Kinshasa. En clair, le PAG a pour ambition de cheminer aux côtés des Congolais vers une meilleure gouvernance judiciaire en RDC, en mettant en place des institutions pérennes qui permettront de rapprocher la justice des justiciables et de contribuer à sécuriser l'environnement des affaires. Il prévoit également le financement du bâtiment qui abritera le CSM, la Cour constitutionnelle, le Conseil d'Etat, l'Auditorat général et la Haute Cour militaire.
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