En football, les défaites font toujours mal, mais celle concédée avant-hier face au CSS entre dans l'ordre des choses, vu la supériorité évidente des «Noir et Blanc». En effet, tout laissait présager d'une contreperformance à un adversaire décidé à garder la cadence. La grève déclenchée par les «cadres» de l'équipe, et les blessures ont «brouillé les cartes» de Sami Radhouani. Sans parvenir à aligner sa formation habituelle, il a sollicité les doublures, mais sans résultat positif.
Le CSS, a évolué en cavalier seul avec une discipline tactique remarquable. Nafti est revenu au meilleur de sa forme et Orok commence à s'imposer comme un élément incontournable dans le dispositif de Luka. Chez les Gafsiens, rien n'a fonctionné; ce fut un semblant de réaction des joueurs gafsiens qui ont peiné à résister à l'équipe visiteuse et pour contrer la furia sfaxienne, avec deux avants de pointe et Orok évoluant en attaquant de soutien avec Nafti fort de sa vision du rectangle.
Une paire axiale fébrile, une ligne médiane amorphe et un attaquant de pointe esseulé, en l'occurrence Gérard, le diagnostic est simple. Les arguments manquaient pour pouvoir prendre la mesure d'un ensemble sfaxien qui a fait main mise sur le jeu. Amami et Bannani ont fait preuve d'une confusion des rôles et les deux buts en sont la parfaite illustration.
Difficultés à tous les niveaux
Belhaj, décalé sur la droite et évoluant en attaquant de soutien, n'a pas eu le rayonnement qu'on lui connaît. C'est que le jeune Maâloul a évolué en conquérant sur le flanc gauche, le marquant comme son ombre. Sur le côté opposé, Zakkar a peiné pour faire face à Younès et Gmamdia qui s'étaient relayés sur le côté gauche.
Au niveau de la ligne médiane, «un seul être vous manque et tout est dépeuplé». La défaillance du «vétéran» Baghouli a lourdement pesé tant sur la récupération que sur la construction et l'attente fut vaine pour voir Khanchil, en baisse de régime, assumer le rôle de porteur d'eau, alors que Hakim et Tlijani souffrant d'une condition physique précaire s'étaient inclinés devant l'omniprésence de Mrabet et ses potentialités impressionnantes dans l'interception pour dire que les homme de l'entrejeu sfaxien ont survolé les débats.
Une seule équipe
Rien à en vouloir à l'entraîneur gafsien dans son coaching. L'entrée de Khemila, Msakni et Barka, annoncés tous les deux partants au mercato hivernal, renseigne sur les valeurs modeste des doublures et la marge restreinte de manoeuvre. Par moments, on a vu une seule équipe sur le terrain. El Gawafel n'avait pas de quoi rivaliser avec son adversaire du jour. C'est le côté apparent alors que la face cachée devra renseigner sur les limites du groupe.
Alors, a-t-on surestimé la valeur de quelques recrues ? Une chose est sûre : la marche réalisée jusque-là comporte une partie de la réponse.

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