Exit donc Mbeki ! Car lourde est la croix qu'il porte, comme long est aussi le chemin du calvaire qu'a emprunté l'homme à la célèbre barbichette de Pretoria, depuis qu'il a été contraint à la démission de la présidence de l'Afrique du Sud en 2008.
Mais de là à le comparer au Fils de l'Homme, le Roi des Juifs, il y a bien un pas à ne point franchir, puisqu'ici nous sommes en politique politicienne où tous les coups semblent permis.
Qui donc mieux que Tabo Mbeki, la première victime de l'après-apartheid, le sait, lui qui au paroxysme de sa gloire n'hésita point à jeter en pâture son chef de parti, un certain Jacob Zuma, icône vivante de l'ANC (African national congres), derrière l'immortel Mandela, son successeur virtuel.
Hélas, il l'aura appris à ses dépens et sa descente aux enfers, amorcée depuis maintenant un bail, est à l'évidence un avertissement sans frais aux hommes politiques qui veulent réinventer la roue, à défaut de réécrire l'histoire. Et maintenant, le calice, il le boira jusqu'à la lie, après avoir été délesté du dernier vestige du trône qui lui restait, celui de Médiateur de l'Afrique australe dans la crise zimbabwéenne par son tombeur, Jacob Zuma, qui n'a pas cessé de montrer, lui aussi, qu'il avait la rancune tenace.
Peut-être Tabo Mbeki renaîtra-t-il un jour, mais nombre de leaders, tout aussi charismatiques que populaires, se seront déjà émancipés à la corne de l'Afrique, reléguant ainsi dans les archives de "Mandelaland" .

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