Le Rwanda a été officiellement admis au sein du Commonwealth, au terme d'une décision prise lors d'un sommet de cette organisation à Trinidad et Tobago. C'est Louise Mushikiwabo, la porte-parole du gouvernement rwandais, qui a annoncé la nouvelle ce dimanche 29 novembre 2009. Dans le même temps, Paris et Kigali renouent après des années de brouille.
Cette admission, le Rwanda l'interprète comme une reconnaissance des «progrès remarquables» accomplis par le pays au cours des quinze dernières années, selon les déclarations de la porte-parole, par ailleurs ministre de l'Information, qui espère aussi que son pays mettra à «profit les perspectives économiques, politiques, culturelles et autres offertes par le réseau du Commonwealth».
Ancienne colonie allemande puis belge, le Rwanda est le premier pays de l'espace francophone et le deuxième pays, après le Mozambique, à rejoindre le Commonwealth, sans avoir jamais été une colonie britannique.
Cette "dissidence" intervient juste au moment où Paul Kagamé, le président rwandais a décidé de reprendre ses relations diplomatiques avec la France, pays avec lequel il était brouillé depuis trois ans. Kigali avait coupé les ponts avec Paris en 2006 quand un juge français a décidé de délivrer des mandats d'arrêts contre des proches du président Kagamé, soupçonnés d'avoir pris part à l'attentat contre le président Habyarimana, dont la mort le 6 avril 1994, est considérée comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda. Cette brouille n'est d'ailleurs pas étrangère à la décision du pays de tourner résolument le dos à la Francophonie.
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