Les effets de la crise politique sur les ménages se font ressentir un peu plus chaque jour. Un bilan pas très élogieux, pourtant reflétant la réalité dans la Grande île, a été observé sur les impacts de la crise socio-politique du premier semestre dans les milieux ruraux.
Ainsi, 35% à 75% des ménages ont connu une nette dégradation de leur revenu. La perte d'emploi liée à la fermeture d'usine et la baisse du pouvoir d'achat, entraînant une très faible consommation, alors que le prix des PPN a augmenté, sont des conséquences directes qui illustrent cette crise. De plus, l'insécurité due au nombre réduit des forces de l'ordre, ainsi que l'insécurité alimentaire conjoncturelle n'ont jamais été aussi fortes.
Conséquences sur la communauté. La baisse du revenu des ménages a des conséquences directes sur la grande roue administrative. Les recettes fiscales ont été réduites de plus de la moitié, les familles ne disposant plus d'assez d'argent pour payer les impôts. Le budget alloué à l'éducation a été restreint à 64% du budget initial, dans un contexte où les familles préfèrent faire travailler leurs enfants pour quelques sacs de riz.
Ainsi, une recrudescence du travail des enfants a été constaté, particulièrement dans la région Sava. Les objectifs de la Semaine de la santé mère/enfant n'ont pas été atteints, la fréquentation des hôpitaux publics ont connu une hausse considérable tandis que le recours aux centres de soin privés a nettement diminué.

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