Une chaleur étrange se fait sentir dans la salle. Cette soirée de vendredi a été particulièrement spirituelle et communiante au Centre culturel Albert Camus.
Sur une musique douce jouée à la valiha, à la flûte, au violon et à la guitare, par Dédé Sorajavona et Elie Ramasindraibe, deux fils du poète Dox, se joignent quelques douces chorégraphies présentées par la compagnie Zanatohatra.Et la poésie semble ressusciter de sa « tombe », pour retrouver un public, une audience, un décor, une émotion. Y avait-il un message ? Peut-être.
A la fin des années 2000, les oeuvres de Dox et d'Esther Nirina murmurent encore et toujours dans les esprits. Elles restent une injonction pour la sauvegarde de la poésie malgache, dont la noblesse est ternie, à travers le temps, par la froideur d'un public extrêmement insensible aux choses spirituelles, autre qu'ecclésiastiques.
Fort heureusement, la relève est là Durant cette soirée poétique, il y a eu les jeunes poètes de Faribolana Sandratra qui, à travers leurs fraîches oeuvres, ont réussi à tenir bien haut le flambeau. Les styles évoluent, mais la flamme reste la même.
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