L'ancien vice-premier ministre évite de se prononcer sur son refus ou non de la décision du congrès renouvelant son mandat à la tête de l'Arema. Pierrot Rajaonarivelo, présenté comme le secrétaire national de l'Avant-garde pour la rénovation malgache (Arema), entretient le flou. Sa déclaration ambiguë concernant son avenir à la tête de la formation politique laisse ses partisans dans l'expectative.
« En tant que secrétaire national, je rends la direction du parti à l'Amiral Didier Ratsiraka », a déclaré Pierrot Rajaonarivelo, ancien vice-premier ministre, à l'issue de la réunion de près de 850 militants de l'Arema, hier, à Andrefan'Ambohijanahary.
Dans l'expectative
Au cours de son intervention, l'ancien vice-premier ministre affirme sa volonté de « respecter la parole donnée ». Il a rappelé sa déclaration du 18 octobre, promettant de remettre la direction de l'Arema entre les mains de l'ancien président et fondateur du parti, mais qui doit passer par le congrès. « Je lance un appel à Monsieur Didier Ratsiraka, à régler les dissensions internes du parti ( ) Il ne faudrait plus qu'il existe d'Arema ratsirakiste ou pierroïste », a-t-il souhaité.
Parallèlement à cela, Pierrot Rajaonarivelo a confirmé son intention de créer une plate-forme à lui. Et il « ouvre, grandes ouvertes, la porte aux militants Arema » pour le rejoindre.
Mais voilà, le congrès de l'Arema a « désigné à l'unanimité Pierrot Rajaonarivelo comme secrétaire national », selon les résolutions du parti, rapportées par Eric Lemalade. « Le congrès reste l'instance suprême de prise de décision ( ) Il ne faut pas diviser la formation politique », a-t-il ajouté. De telles résolutions suscitent la question de la validité de la démarche de l'ancien vice-premier ministre, de remettre les rênes du parti à son fondateur.
Interrogés sur les vraies intentions de Pierrot Rajaonarivelo, bon nombre des membres du comité directeur national de l'Arema préfèrent s'abstenir de tout commentaire. « On n'a pas compris ce qu'il veut faire », a lâché un ancien sénateur.
Pour sa part, Ange Andrianarisoa, secrétaire national adjoint à Antananarivo, pro-Ratsiraka, préfère calmer le jeu. Il ne retient que la déclaration de Pierrot Rajaonarivelo de remettre l'Arema entre les mains de son fondateur. « Il respecte la parole qu'il a donnée. C'est une décision sage de sa part de s'en remettre au secrétaire général (Didier Ratsiraka) », a-t-il commenté, évitant de remettre sur le tapis les critiques de son camp, concernant l'illégalité du congrès.
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