Depuis le black Monday en 26 janvier dernier jusqu'à maintenant, le groupe Tiko avec ses filiales éparpillées dans toute l'île, est victime d'actes de pillage et de bien d'autres exactions sous toutes leurs formes.
A part les poursuites judiciaires qui ont été déjà effectuées au niveau du Tribunal malagasy, le groupe entame actuellement une autre procédure visant une ouverture d'enquête à l'échelle internationale. C'est ce qui ressort de la rencontre de tous les dirigeants du groupe Tiko avec des institutions internationales, trois jours durant, en Afrique du Sud.
Des impacts sur l'économie nationale
En effet, cette entreprise spécialisée dans le secteur agro-alimentaire travaille avec de nombreux partenaires dont un investisseur suisse dans le développement de ses activités, à part ses différents fournisseurs. Ceux-ci ont subi les dommages collatéraux suite aux exactions perpétrées à l'encontre du groupe. Mais ce n'est pas tout ! Les impacts sur l'économie nationale ne sont pas négligeables pour ne citer que la perte de 3 000 emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects, en plus de la destruction du circuit de distribution des produits de première nécessité. Et même les paysans se plaignent car ils ont du mal à trouver des débouchés pour leurs récoltes après l'arrêt de production du groupe. Par ailleurs, les différentes réquisitions de ses biens et usines n'ont profité qu'à une minorité de gens dont la plupart deviennent milliardaires rapidement si l'on rappelle les pillages du riz et de la farine importés par Tiko et stockés à Toamasina. De nombreuses voitures de Tiko ont été également perquisitionnées et immatriculées par la suite au nom des particuliers.
Les actes de pillage continuent
Quant à la reprise des activités du groupe, cela s'avère encore difficile, étant donné que les actes de pillages continuent jusqu'à maintenant, en plus des blocages effectués à son encontre, expliquent les responsables de Tiko. A titre d'illustration, une centaine de personnes sont venues détruire le bâtiment de Magro à Morafeno Toamasina en vue de récupérer les matériaux de construction comme les briques et le fer dans le dallage. Malgré les plaintes déposées, aucun élément des forces de l'ordre n'est intervenu pour empêcher les saccages, a-t-on évoqué. Au contraire, les pilleurs peuvent librement vendre à ciel ouvert ces matériaux de construction volés pas très loin du site et du poste de la gendarmerie. Les bâtiments de Magro à Fianarantsoa et à Toliara ont subi aussi le même sort. Cet état de fait entraîne pourtant des réticences pour les autres opérateurs tant nationaux qu'étrangers à investir davantage. En effet, leurs biens et leurs investissements ne sont pas sécurisés.

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