Tous contre les mouvances politiques au sein du Conseil économique et social (CES). Des membres de la société civile, des groupements économiques, et des «partenaires socio-économiques», sont unanimes pour réclamer une composition sans couleur politique de l'une des institutions de la Transition.
«Nous allons faire du lobbying auprès des mouvances politiques pour demander l'attribution de tous les postes au sein du CES à la société civile, aux groupements économiques et aux partenaires socio-économiques», a indiqué Fara Pierre Bernard, membre de la société civile, à l'issue d'une réunion élargie entre les entités concernées, hier à Faravohitra.
Les autres entités apolitiques ont suivi la position adoptée par les groupements de société civile concernant la composition du CES. Tous veulent écarter les représentants des mouvances de l'institution. D'où l'idée de l'entame de négociations auprès des entités politiques afin que ces dernières s'abstiennent de leur quota parmi les 72 postes prévus par les Accords de Maputo au sein du Conseil économique et social.
Les participants à la réunion de Faravohitra raisonnent déjà sans les mouvances dans la répartition des sièges au sein du CES, même si rien n'est encore réglé. Ils prévoient 40% des sièges pour les groupements de société civile, 30% pour les groupements économiques et autant pour les «partenaires socio-économiques», comme les ordres professionnels.
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