Le président de la Transition n'ira pas à Maputo pour discuter de la formation du gouvernement. La guerre des tranchées est engagée.
Andry Rajoelina, président dela Transition, a confirmé sa position. «J'ai décidé de ne pas me rendre à Maputo les 3 et 4 décembre», a-t-il insistéau cours d'une déclaration à Ambohitsorohitra, hier en début de soirée. Il campe sur sa position, ayant déjà indiqué son refus de se rendre à l'extérieur pour discuter de laformationdu gouvernement,vendredi à Morondava.
Leprésident de la Transition a évoqué plusieurs raisons pour expliquer sa position. «Les négociations sont terminées. Nous sommes dans la phase de mise en oeuvre des accords», a-t-il soutenu pour justifier son attitude.
Andry Rajoelina évoque également la question de la souveraineté dans sa démarche. «Il faut respecter la souveraineté, l'honneur et l'intérêt des Malgaches ( ). J'estime que c'est honteux de se rendre à l'extérieur pour discuter d'une histoire deluttede chaise et d'intérêt», a-t-il déploré. Il a également soulevé le problème des dépenses occasionnéesparle voyage à Maputo.
Le chef de l'État s'engouffre dans la brèche ouverte par Ablassé Ouedraogo, envoyé spécial de Jean Ping, président de commission de l'Union africaine. Celui-ci a proposé une visioconférence entre les quatre chefs de file. «Nous ne pouvons pas interdire aux trois mouvances d'y aller. Dans ce cas, elles seront là-bas et nous ici, pour discuter par l'intermédiaire d'une visioconférence. Techniquement, nous avons les moyens pour cela», a-t-il suggéré.
Responsabilité partagée
Andry Rajoelina formule enmême temps une menace à peine voilée en cas de forcing des autres camps. «Il est difficile de penser à un gouvernement sans la mouvance Rajoelina», a-t-il mis en garde. Il refuse aussi d'endosser tout seul laresponsabilité des éventuelles conséquences néfastes du contre-temps dans la formation du gouvernement. «Si jamais les sanctions tombent, je n'incriminerai pas une ou plutôt les trois mouvances, mais tout le monde», a-t-il indiqué. Il joue ainsi sur la fibre émotionnelle de l'opinion en laissant entendre une coalition contre lui.
Aprèsl'annonce du président de la Transition, la tâche de Joaquim Chissano, chef de l'équipe conjointe de médiation et ancien président mozambicain, se complique davantage. Chissano est attendu dans les prochaines heures pour préparer le terrain.
Interrogé sur la position d'Andry Rajoelina, Emmanuel Rakotovahiny, co-président, juge celle-ci «irréaliste». «Les quatre chefs de file ont besoin de se rencontrer physiquement. Ils se sont déjà téléphoné, mais cela n'avaitpas résolu le problème», a-t-il contre-attaqué. «Au-delà de la formation du gouvernement, d'autres questions pendantes comme l'interprétation de l'attribution des postes ministériels aux autres sensibilités nécessitent un éclaircissement», a-t-il insisté.
Le bras droit de l'ancien président Albert Zafy n'a pas manqué de fustiger l'attitude du président de la Transition. «Je ne le comprends pas dans la mesure où il était partant pour aller à Paris il y a une semaine», a-t-il remarqué. Il a en outre répondu à la menace de Rajoelina, assurant l'impossibilité pour la mouvance de ce dernier de gouverner tout seul le pays.
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Why then not to make the meeting in Madagascar and assure the security of all partyes as already mentioned in the agrement of Maputo . Waiting the fancies of a french pupet is realy boring .