L'image est saisissante et forte en symboles : celle de la militante sahraouie Aminatou Haidar observant une grève de la faim illimitée dans l'enceinte même de l'aéroport espagnol de Lanzarote.
Depuis deux semaines elle a décidé de mettre sa vie en péril pour revendiquer son droit légitime de retourner dans son pays, le Sahara occidental après que les autorités marocaines l'en eurent empêchée. La bravoure de cette activiste force l'admiration et contraint à la méditation quant au sort de tout un peuple dont la liberté est captive du bon vouloir d'une puissance coloniale depuis plus de 30 ans maintenant. Le courage de Aminatou Haidar est à multiplier par autant de Sahraouis qui revendiquent leur dignité et leur droit incessible à l'autodétermination et qui l'expriment chacun à sa manière.
Dans les territoires occupés du Sahara occidental, les concitoyens et concitoyennes d'Aminatou Haidar endurent l'amertume d'une nation expropriée de ses richesses et soumise au joug d'une puissance occupante.
Les Sahraouis d'El Ayoun ou de Smara occupées vivent au rythme des répressions qui s'abattent épisodiquement sur eux dès que le vent de la colère et de la révolte menace la stabilité du royaume chérifien qui se refuse à renoncer à la «marocanité du Sahara occidental». Depuis quelques jours, la situation est si préoccupante que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a cru nécessaire d'exprimer son inquiétude face à la dégradation de la situation des droits de l'Homme dans ces territoires. Une situation marquée par des arrestations et l'emprisonnement de Sahraouis pour «délit d'opinion».
Ces derniers jours, 7 détenus parmi des activistes sahraouis se sont ajoutés à ceux qui croupissent déjà dans les geôles marocaines sans qu'ils ne bénéficient, dans la majorité des cas, de procès en bonne et due forme. Mais la cause du peuple sahraoui a besoin de plus que de simples déclarations d'intention : elle demeure, depuis des décennies, suspendue à une solution politique définitive, juste et équitable.
Une solution qui tienne compte du droit des Sahraouis à décider en toute liberté et souveraineté de leur avenir. Si les Nations unies reconnaissent ce droit au peuple sahraoui, il n'en demeure pas moins que l'institution onusienne peine à le faire appliquer et ne semble pas disposée à contraindre les Etats qui encouragent le Maroc dans sa démarche à y renoncer.
Cela peut s'avérer perdu d'avance si l'on considère que la France et les Etats-Unis d'Amérique ont, par la force du privilège du veto, une «main sur la planète». Mais c'est compter sans la détermination des milliers d'Aminatou Haidar qui croient en la justesse de leur cause et à l'inéluctabilité d'un dénouement juste. Le recours de cette battante à la grève de la faim comme moyen extrême de faire aboutir ses revendications s'adresse comme un défi au Maroc et à l'Espagne, qui affiche de plus en plus sa complicité avec le royaume mais aussi à l'ensemble de la communauté internationale.

Comments 1 to 2 of 2 Post a comment
Parler de Aminatou en tant que victime et de 7 autres sahraouis détenus comme s'il s'agissait d'une violation de droit est, à mon sens, une démarche qui à terme sera dévoilée. Si ces gens ne sont pas marocains, ils doivent décliner leur nationalité et dans ce cas, selon le droit international, ils seront remis à leur pays et le problème sera réglé. Mais, si ces gens sont incapables de donner le nom de leur pays qui doit être reconnu historiquement par la communauté internationale et porté sur les archives de l'ONU et si tout simplement, ils espèrent occuper une partie d'un territoire d'un pays souverain qui a combattu pour sa liberté, se donner une dénomination révolutionnaire et la faire adopter par l'ONU à la manière "israélienne", je crois que les temps ont changé et l'humanité n'est pas prête à commettre les erreurs du passé. Pour être plus concret, je vous invite tous à chercher dans toutes les cartes géographiques un pays qui a existé au sud du Maroc qui porte le nom de Sahara occidental ou polisario. Une chimère créée de toute pièce par une élite au pouvoir en Algérie. De quel peuple parle lauteur de larticle ? Peut- il donner le nom de ce prétendu pays qui existait par le passé dans cette région (à lexception du Maroc et la Mauritanie) ? Ou, simplement voulait-il créer ce pays ? Dans ce cas, pour quelles raisons ? Personne ne veut faire croire à personne que l'Algérie est responsable de cette situation. Seulement, il faut reconnaitre qu'elle héberge, abrite et nourrit un groupe de sahraouis égarés, leur donne des armes, leur apprend à faire la guerre, leur assure son appui diplomatique à travers toutes ses ambassades qui investissent le temps nécessaire et l'argent du peuple algérien dans une cause qui n'est pas la sienne. Toute cette énergie pour amputer un pays voisin "frère" d'une partie de son territoire, sachant pertinemment que ce pays qui est le Maroc contrôle son Sahara, édifie ses villes et ne renoncera jamais à ce qui lui appartient de par lhistoire et la géographie.
ah non mais vous ête fous ou quoi!!!!!!!!!! une puissance coloniale depuis 30ans et je ne sais plus quoi encore :o :| c'est frachement inacceptable de parler ainsi de son propre pays et de renier sa nationalité juste parsqu'on se trouve aidé par ses voisins algéries ou espagnol qui nous envie nous marocains pour la chance qu'on a d'avoir deux facades sur le litorel atlantique et le litorel méditéranéin!!! Ceci dit , ces présumées défenseurs de droits de l'homme etc ne font que du tapage médiatiques puisque c'est leur seul recours devant la légitimité évidente du Sahara marocain... Voila et bonne journ&e