Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, a invité tous les pays à "éliminer" les entraves qui freinent la lutte contre le SIDA.
"J'invite instamment tous les pays à éliminer les lois, les politiques et les pratiques punitives qui entravent l'action contre le SIDA, notamment les mesures restreignant les déplacements des personnes vivant avec le VIH. (...)", écrit-il dans un message à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la pandémie.
Ban Ki-moon relève que "dans de nombreux pays, les cadres juridiques institutionnalisent la discrimination contre les groupes les plus menacés".
"Or, a-t-il rappelé, la discrimination que subissent les travailleurs du sexe, les consommateurs de drogues et les hommes qui ont des relations homosexuelles ne font qu'attiser l'épidémie et empêcher d'intervenir au moindre coût".
Aussi a-t-il appelé à "veiller à ce que les actions contre le sida soient fondées sur des faits et non sur des idéologies et bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin et qui sont les plus touchés".
Pour le patron de l'ONU, tout en poursuivant "les activités qui sont efficaces", les Etats doivent aussi "prendre d'urgence des mesures plus ambitieuses pour assurer (...) l'accès universel à des programmes de prévention, de traitement, de soins et de soutien d'ici à 2010.
Mais "cet objectif ne peut être atteint qu'en envisageant le VIH à la lumière des droits de l'homme", a-t-il estimé, soulignant qu"' il faut lutter contre toute forme de stigmatisation et de discrimination liée au VIH", "éliminer la violence contre les femmes et les filles" et "garantir l'accès aux informations et aux services concernant le VIH".
Toutefois, Ban Ki-moon signale que "des signes de progrès sont visibles dans le cadre des efforts visant à faire reculer l'épidémie de sida dans certains pays".
"Cependant, globalement, les nouveaux cas d'infection augmentent plus vite que le nombre de personnes mises sous traitement et le SIDA reste l'une des principales causes de décès prématurés dans le monde", constate-t-il.
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