Port Louis — Ce mois d'avril est très animé en termes de débats sur l'économie. Rama Sithanen, le ministre des Finances, ne fléchit pas pourtant. Participant aux Spring Meetings de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, il plaide pour la flexibilité de la réalisation des réformes économiques, tout en contenant les critiques qui le ciblent dans l'île.
Tout le long de ce mandat de l'Alliance sociale, Rama Sithanen a toujours joué la carte réformiste. Il aura tout tenté pour bousculer une administration sclérosée. A travers le Programme Based Budgeting, la réforme de l'administration centrale prend une nouvelle forme. Mais, à ce jour, on pourra dire que la réforme, à ce niveau, n'a été atteinte qu'en partie.
Reste aussi le fond de l'action du gouvernement en matière d'orientation économique générale. Ces derniers mois ont mis à mal le libéralisme économique. Ses détracteurs n'ont pas manqué de faire ressortir les carences du système. Cependant, force est de constater que les irréductibles de l'économie droitière n'en ont cure. A Maurice, comme ailleurs, on a parlé de la crise avec autant de rapidité que l'on aura parlé de sortie de crise quelques mois plus tard.
Quelque part dans le royaume de la haute finance internationale, le monde vit un dérèglement continu.
Dans un tel contexte de bouleversements, l'île Maurice s'est rattachée à son calendrier des réformes. On saura, dans quelques mois, si les électeurs lui donneront raison...

Comments Post a comment