Le Phare (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Dongo - La Monuc s'en mêle

« A l'heure actuelle, les acteurs impliqués, notamment la Police Nationale Congolaise (PNC), les FARDC et la Monuc se consultent régulièrement pour avoir une meilleure compréhension de la situation sécuritaire sur place à Dongo( Equateur) ».

Cette information a été livrée par le porte-parole militaire de la Monuc, le colonel Jean-Paul Dietrich, mercredi 2 décembre 2009, au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission. Il a ajouté que la PNC, les FARDC et la Monuc ont commencé mercredi à Gemena, la planification d'une opération armée à Dongo. Sans donner plus de détails à ce sujet, il n'a pas cependant confirmé l'information officielle faisant état de la reprise de Dongo par la police congolaise. Entre-temps, le nombre de réfugiés de Dongo au Congo Brazzaville est passé de 44 000 à 54 000, selon le HCR.

Par ailleurs, un flou persiste sur les forces qui contrôlent actuellement la localité de Dongo. En effet, selon le colonel Jean-Paul Dietrich, les forces de la Monuc ont quitté Dongo après l'incident du 26 novembre dernier où un hélicoptère de la mission onusienne avait essuyé des tirs.

Cependant, il n'a pas été en mesure de confirmer l'information officielle qui attribue le contrôle de Dongo à la police congolaise. «Tous les acteurs ont très peu d'informations sur la situation à Dongo », a déclaré le colonel Jean-Paul Dietrich. Il a indiqué que l'attaque du 26 novembre dernier avait pour principale cible les éléments de la police basés à Dongo. Les tirs des assaillants ont commencé bien avant l'arrivée de l'hélicoptère de la Monuc parti ravitailler la vingtaine des Casques bleus qui se trouvaient dans la cité de Dongo. Les Casques bleus se sont retrouvés entre les feux croisés des assaillants et de la police. « Avant l'arrivée de l'hélicoptère, il y avait déjà des tirs entre les assaillants et la police sur place qui a capturé deux éléments de cette rébellion. Lors de cette attaque, un Casque bleu a été touché. Après l'atterrissage de l'hélicoptère, les assaillants ont tiré sur l'hélicoptère et blessé deux autres Casques bleus, le pilote et un agent de la police. Huit éléments n'ont pas pu être transportés dans l'hélicoptère. Ils ont été récupérés grâce à une opération de sauvetage », a expliqué le porte-parole militaire de la Monuc.

Pour l'instant, la situation n'est pas claire dans cette localité, a encore affirmé le colonel Jean-Paul Dietrich. Quant aux localités de Buburu et Imese, le porte-parole militaire de la Monuc a indiqué que là aussi, les informations ne sont pas claires, se contentant des chiffres fournis par le HCR. Des villageois ont rapporté à la Monuc qu'une foule composée d'hommes armés se dirigerait vers Mbandaka, a-t-il indiqué. Là non plus, il n'y a pas beaucoup de précisions.

Une mission de reconnaissance de la Monuc par hélicoptère a été annulée à cause de problèmes techniques, a fait savoir le colonel Jean-Paul Dietrich. « Je crois que les autorités (congolaises) n'ont peut-être pas vu la gravité de la situation. Ils ont sous-estimé le potentiel agressif, ils ont perdu le contrôle. C'est pourquoi les choses se sont dirigées dans cette direction », a regretté le porte-parole militaire de la Monuc.


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