Infos Plus Gabon (Libreville)

Bénin: Promesse de 52 milliards de Fcfa par la Banque mondiale

Les autorités des institutions de Bretton Woods viennent de promettre une aide budgétaire de 52 milliards de Fcfa pour appuyer la République du Bénin taxée il y a quelques semaines seulement de mauvais gestionnaire par une mission du Fonds monétaire international (Fmi) lors d'une descente à Cotonou. Si la mesure permet au gouvernement béninois de trouver un début de solutions à ses problèmes actuels, elle cache cependant bien d'autres données de taille.

Le soutien de 52 milliards Fcfa que la Banque mondiale projette allouer au Benin pour l'accompagnes dans ses difficultés actuelles contraste avec toutes les informations qui circulent depuis peu sur le pays dans les grands milieux financiers mondiaux.

Pourtant, quand la directrice générale de l'institution a annoncé la mesure, personne n'a été surpris. A cause des dessous de la décision. Et on en parle d'ailleurs de plus dans certains pays pour ne pas laisser libre cours à des polémiques qui pourraient ternir l'image de marque de cette institution qui, du reste, est jusque-là la seule garantie pour les bailleurs de fonds et autres professionnels des placements d'argent.

En effet, le président Yayi Boni a seulement bénéficié de cette aide budgétaire parce qu'il est en règle vis-à-vis du service monétaire international de la dette. En tant qu'ancien patron d'une structure internationale financière, le chef de l'Etat béninois a su bien respecter ses engagements pendant les trois ans qu'il a passés à la tête du pays.

Partout en Europe, aux Etats-Unis d'Amérique et en Asie, tout le monde s'accorde à reconnaitre que le Bénin s'est mieux comporté ses quinze dernières années vis-à-vis des institutions de Bretton Woods. Tout au moins pour ce qui concerne le service de la dette. Depuis le président Nicéphore Dieudonné Soglo jusqu'à l'actuel locataire du Palais de la Marina en passant par le Général Mathieu Kérékou lors de ses deux derniers mandats à la tête du pays. Situation qui lui a souvent permis de se tirer d'affaire toutes les fois que les caisses sont au rouge.

D'ailleurs avant de prononcer son discours favorable au Benin et ses intentions d'aider le pays à contenir certaines difficultés financières, Mme Ngozi Okonjo Iweala, Directrice générale de la Banque mondiale, n'a pas manqué de fustiger les déséquilibres actuels des indicateurs de performance et le fait que le pays ne respecte pas les consignes liées aux normes budgétaires et de gestion des finances publiques.

Mais, elle reste certaine que le Benin est un bon payeur et ceci depuis bien des années. On peut lui faire confiance. Même si à l'intérieur, la gestion prête à confusion, les dépenses de fonctionnement contrastent avec la réalité et celles non continues dans le budget général de l'Etat se multiplient au gré du vent.

En réalité, en décidant de verser ces 52 milliards Fcfa au Bénin où les règles de gestion sont foulées au pied, Mme Ngozi Okonjo Iweala a juste respecté la souveraineté du Bénin à opérer librement des options et à les assumer pleinement. Et pour s'être assurée que la dette sera payée, elle a fait l'option de libérer les fonds tout en continuant à montrer que tout n'est pas rose dans le pays où des efforts sont toujours attendus.


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