La mise en place des services financiers dans des zones rurales caractérisées souvent par un manque criard d'infrastructures, comme les routes, l'électricité, constitue dans ce contexte un défi supplémentaire pour les Institutions de microfinance. Desservir les populations rurales jusque-là exclues de l'accès aux services financiers procurés par le secteur bancaire peut ainsi constituer un véritable espoir pour le financement de l'agriculture des pays africains.
'Construire des systèmes financiers ruraux en Afrique : Propositions concrètes de la microfinance', c'est sur ce thème que se pencheront à partir de demain et ce, jusqu'au 12 courant, les sommités mondiales de la microfinance. Ce sera à l'occasion de la huitième conférence annuelle du Réseau africain de microfinance (Afmin) qui se tiendra à Dakar. Selon le président du comité d'organisation de ladite rencontre, Ousmane Thiongane, il s'agira d'apporter, au terme de ces journées de réflexion et d'échanges, par le biais de la microfinance, des réponses concrètes aux besoins de financement de l'agriculture en Afrique.
Autant dire que la mise en place des services financiers dans des zones rurales caractérisées souvent par un manque criard d'infrastructures comme les routes, l'électricité, entre autres, constitue, dans ce contexte, un défi supplémentaire pour les Institutions de microfinance (Imf). Selon Ousmane Thiongane, cette initiative destinée à desservir les populations rurales jusque-là exclues de l'accès aux services financiers procurés par le secteur bancaire peut constituer un véritable espoir pour le financement de l'agriculture des pays africains. Et au-delà, elle se révèle comme un instrument de lutte contre la pauvreté.
En ce sens que les Instituts de microfinance (Imf), selon les dernières statistiques, enregistrent 45 % de taux de pénétration des familles bénéficiant des services offerts contre un taux n'excédant pas 6 % pour les banques classiques au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Mieux, ses performances sont le fruit d'une législation engagée par les autorités monétaires dans les années 70 et qui a propulsé la microfinance en Afrique de l'Ouest.
En fin 2008, la zone Uemoa a compté plus de 700 Imf et plus de cinq mille points de service. Plus de 9,5 millions de bénéficiaires sont recensés, contre moins de 500 mille bénéficiaires en 1993. Au cours de la même période, le volume de crédit est passé de 10 à 442 milliards de francs Cfa. Des financements qui ont touché 12 % des populations de l'Union, avec une épargne estimée respectivement à 15 milliards de francs Cfa en 1993 et à 449 milliards de francs Cfa en 2008.
Au Sénégal, Ousmane Thiongane renseigne qu'ils sont plus de 1,2 millions de sociétaires à s'activer dans le secteur. Et les encours de crédit sont estimés à 120 milliards de francs Cfa. Un montant déjà injecté et qui est en voie d'être remboursé.

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