Kinshasa — Dans le cadre du Programme 9.AC.RPR.62, l'Union Européenne est déterminée à apporter son appui aux politiques culturelles des pays de l'ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) pour la promotion des industries culturelles. Ce programme part du constat établi par le Rapport sur l'Economie créative publié par les Nations-Unies en 2008. Selon ce rapport, les exportations internationales des biens et services culturels se sont élevées à $ 335 milliards en 2005 soit 3% du commerce global. Les économies culturelles d'Afrique contribuent à hauteur de $ 1,7 milliards des exportations mondiales. Il y a donc déséquilibre.
Ce déséquilibre tient surtout au manque de politiques nationales et à la persistance autant qu'à l'hégémonie du secteur informel. D'où la mise sur pied du Programme ACP de soutien aux industries culturelles. Pour ce Programme, six pays ACP ont été sélectionnés comme pilotes pour l'évaluation des données et des activités en cours, approche préalable à toute politique et stratégie culturelles viables. Il s'agir de la R.D.Congo, de la Guinée-Bissau, de Djibouti, du Botswana, de la Nouvelle Guinée-Papouasie, de la Jamaïque. Pour chaque pays, un coordonnateur de projet a été désigné. Dans le cas de la R.D.Congo, c'est le professeur Yoka Lye. A cet effet, un mémorandum d'accord a été signé entre l'UE-ACP et le ministère de la Culture et des Arts.
C'est pourquoi, afin d'obtenir à la source et à la base des renseignements utiles en vue de la mise en oeuvre du Programme, les opérateurs culturels, parmi les plus actifs, sont vivement sollicités. La coordination congolaise du Programme les invite donc à se faire identifier en donnant leurs coordonnées complètes, leur domaine d'activité et un bref descriptif. Des sessions de concertation sont prévues éminemment pour mettre au point les agendas et les termes de référence du processus d'évaluation.

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