Développer de manière pérenne l'éducation géoscientifique en Afrique. Tel est le principal objectif d'un atelier sur l'avenir des sciences de la terre tenu du 9 au 10 décembre 2009 au centre de conférence de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Après Luanda en Angola, Assiout en Egypte et Cape Town en Afrique du Sud, Dakar, la capitale sénégalaise, a accueilli un atelier de 2 jours sur l'initiative pour l'éducation en sciences de la terre en Afrique.
Cet atelier, qui regroupe essentiellement des experts régionaux et internationaux issus des milieux universitaires, industriels, gouvernementaux et de la communauté des investisseurs, a pour objectif de donner un nouvel élan à l'enseignement de la géoscience sur le continent. Il s'est agi de soutenir l'émergence d'une génération de géo-scientifiques africains qui auront des compétences requises avec les moyens, les réseaux et les perspectives nécessaires pour mettre en oeuvre une science responsable apte à résoudre les grands défis et tirer bénéfice des opportunités du développement durable.
Selon le chef du département de Géologie de l'Ucad, la rencontre de Dakar est une belle occasion de mesurer les enjeux et l'importance des sciences de la terre pour l'Afrique. « En plus de faire le point, l'atelier est revenu sur la place de la géoscience dans la croissance économique des pays », a souligné le Dr Serigne Faye.
Quant au directeur du Centre international pour la formation et les échanges en géosciences (Cifeg), il a indiqué que l'atelier permettra une évaluation des capacités régionales et des besoins du continent dans le domaine de la Géoscience. François Pinard a surtout magnifié la forte représentation des entreprises de filières économiques concernées.
Le professeur titulaire des universités, Tahir Diop, par ailleurs Conseiller technique N°1 du ministère de l'Enseignement supérieur, a indiqué que cet atelier cadre parfaitement avec les orientations politiques du gouvernement. Il se tient, explique le Pr Diop, dans un contexte où le Sénégal s'est résolument engagé à relancer son programme minier. « En acceptant et soutenant que cette rencontre se tienne à Dakar, le gouvernement du Sénégal montre qu'il est conscient de l'importance, pour l'Afrique, d'avoir un potentiel humain apte à répondre à ses exigences de développement », a-t-il dit. L'atelier de Dakar a été co-organisé par l'Unesco, le Cifeg et l'Ucad. La synthèse des recommandations des différents ateliers sera discutée lors de la conférence, prévue à Paris, au siège de l'Unesco, durant le deuxième trimestre 2010.

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