Il n'y aura pas de nomination de nouveau Premier ministre, en lieu et place d'Eugène Mangalaza, ou de nouveaux ministres jusqu'à l'organisation des élections législatives le 20 mars. C'est le résumé du débat télévisé de Andry Rajoelina, hier.
Andry Rajoelina, président de la Transition, passe à la vitesse supérieure. Il fonce sur la voie unilatérale et officialise la fin de la cohabitation avec les trois mouvances. «Nous allons tenir les élections législatives au suffrage universelle20 mars prochain», révèle-t-il au cours d'un débat télévisé, hier à Iavoloha. «Nous allons rendre le pouvoir au peuple car il lui appartient. La solution doit venir de la population», ajoute-t-il en traçant sa feuille de route menant vers la IVe République.
Pour le président de la Transition, l'Assemblée qui sortira des urnes, servira d'assemblée constituante pour élire la nouvelle Constitution.«D'abord,nous tiendrons une conférence nationale, puis des experts s'attelleront à l'élaboration de l'avant-projet de la Loi fondamentale à soumettre à l'Assemblée nationale».
En attendant l'examen de la Constitution, le futur parlement élu, du moins le parti ou la mouvance majoritaire, proposera le Premier ministre que le président nommera. Entre-temps, l'équipe gouvernementale actuelle continue à faire tourner la machine administrative.
Pour la députation, Andry Rajoelinapromet des élections libres et transparentes. Il annonce la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui les organisera. «Le gouvernement jouera un rôle de facilitateur», précise-t-il.
Épreuve de force
Avec l'annonce de la série de mesures dans les prochains mois, le régime de transition remet en cause les accords conclus depuis août 2009. Il n'a pourtant pas précisé s'il irait jusqu'à renier les clauses relatives à l'amnistie et les réparations à la suite des crises de 2001 et de 2009.
Le président de la Transition affirme qu'il a épuisé toutes les voies de recours pour justifier le retour d'une manière officielle à l'unilatéralisme.«Le schéma de la communauté internationale est celle de la cohabitation forcée. Aujourd'hui nous constatons que celle-ci est inapplicable». Aussi met-il en avant les élections afin d'attirer le regard bienveillant de la communauté internationale.
En même temps, Andry Rajoelinaengage une épreuve deforce avec les mouvances des trois anciens présidents en décidant de couper d'une manière définitive les ponts avec eux. Il utilise l'arme électorale afin de briser l'alliance objective née entreles trois mouvances politiques en proposant leslégislatives à leurs membres pendant la saison des pluies. L'homme fort de la Transition essaie déjà de mettre sous l'éteignoir les trois mouvances en exigeant un engagement de la part de leurs délégués, bloqués en Afrique du Sud, «de ne pas provoquer de troubles» comme condition à un retour au pays.
Un débat-spectacle
Ambiance des grands jours, hier soir à Iavoloha, au cours du débat télévisé en direct de Andry Rajoelina, président de la Transition. Contrairement aux deux précédentes interventions télévisées, la présidence de la Transition a invité les dirigeants du régime, ministres, membres de la Haute autorité de la transition, chefs de région à assister au rendez-vous. L'initiative s'apparente à une volonté de montrer l'effectivité du pouvoir sur toute l'étendue du territoire et de l'unicité de toutes les structures étatiques.
Dans une certaine mesure et toute proportion gardée, l'organisation rappelle celle de l'ancien président Didier Ratsiraka au même endroit. Il avait convié le gratin du milieu politique pour faire part de son point de vue concernant les attaques terroristes aux États-Unis en 2001.
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There was no talk show it was only a show and a DJ show .Please get Malagasy out from this crazy dance in the ghetto ;because the DJ wants to make Madagascar a ghetto for his fun ,and the benefit of a colonialist politic .