Conakry — L'ONG américaine Human Rights Wacht dans un rapport publié hier jeudi 17 décembre 2009 accuse le Gouvernement Guinéen "de meurtre et de viol par les forces de sécurité guinéennes de centaines de sympathisants de l'opposition le 28 septembre 2009" et " peuvent vraisemblablement être considérés comme des crimes contre l'humanité".
Idrissa Chérif, ministre chargé de la communication à la présidence de la république et au ministère de la défense nationale "Nous avons demandé d'abord la mise en place d'une commission d'enquête nationale indépendante et nous avons aussi demandé à l'ONU de faire venir ses experts pour pouvoir mettre en place une commission internationale d'enquête pour faire la lumière sur les évènements du 28 septembre".
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Par rapport au travail de Human Rights Watch, il affirme "nous n'avons pas mandaté cette organisation qui est une ONG. Mais si les professionnels font leur travail et qu'ils doivent rendre compte, pourquoi essayer de saboter le travail des structures compétentes qui ont voulu faire l'enquête..."
Pour lui "il serait toujours intéressant que cette organisation essaie de faire la retenue. C'est important pour chacun d'entre nous, c'est important pour la suite des dossiers"
Il faut signaler que les massacres du 28 septembre 2009, font partie d'une série d'exactions et de violation des droits de l'homme commises contre des civils par des éléments des forces de l'ordre, dont les plus récents et les plus graves remontent en juin 2006, janvier-février 2007 où près de trois cent Guinéens ont perdu la vie, sans la moindre justice.
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