Honoré Ouedraogo
17 Décembre 2009
Dans le cadre de ses activités, le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision (SP/CNLPE) organise du 17 au 18 décembre 2009 dans la salle de conférences de la maison du Retraité Antoine Nanga à Ouagadougou, une rencontre devant permettre l'adoption d'un plan d'action national du Réseau des leaders coutumiers et religieux (RELECORE). Cette réunion dont l'ouverture a été présidée par Marie Rose Sawadogo, Secrétaire permanente du CNLPE, est prévue pour se terminer par la mise en place du bureau de coordination.
Les leaders religieux et coutumiers ont une audience non négligeable auprès des populations, et ils ont toujours mis cet atout au service de la lutte contre la pratique de l'excision au Burkina Faso. En témoigne l'existence d'un plan d'action dont l'adoption sera effective à l'issue d'un atelier organisé par le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision (SP/CNLPE) du 17 au 18 décembre 2009 dans la salle de conférences de la maison du Retraité Antoine Nanga à Ouagadougou.
Cette rencontre dont les travaux ont été lancés par Marie Rose Sawadogo, Secrétaire permanente du CNLPE, se terminera par la mise en place d'un bureau de coordination du Réseau des leaders coutumiers et religieux pour l'élimination de la pratique de l'excision (RELECORE/MGF), pour piloter la mise en oeuvre du programme d'activités du plan à valider.
Ce plan d'action 2010-2012 a pour objectif général, à long terme, de contribuer à réduire de 30% le taux de prévalence des Mutilations génitales féminines (MGF) d'ici à 2015 au Burkina Faso. Plus précisément, il devra permettre, à l'échéance suggérée, de mettre en place les organes du RELECORE/MGF ; d'opérationnaliser les différents organes du réseau et d'amener les différents groupes sociaux du pays à prendre conscience des méfaits des MGF de manière à réduire la demande en excision ; d'amener les leaders de tout genre à s'engager de manière à donner plus d'envergure, de poids et d'impact à la lutte contre les MGF ; de renforcer la pression sur les personnes qui continuent la pratique de l'excision en dépit des sensibilisations.
Pour y parvenir, cinq axes stratégiques ont été identifiés, à savoir le renforcement des compétences techniques à travers des acteurs de terrain ; le développement des actions d'Information-Education-Communication/ Communication pour le changement de comportement (IEC/CCC), de plaidoyer et de lobbying ; le développement de la recherche-action ; la promotion de la collaboration intersectorielle ; et le développement d'un plan de suivi et de supervision. Les différentes actions à mener par le RELECORE ont pour cibles des personnes physiques et morales telles que les exciseuses et ex-exciseuses, les décideurs au niveau des communautés et des familles, les leaders politiques, religieux et coutumiers, les tradipraticiens et tradipraticiennes de santé, les communautés étrangères, etc.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Pays. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.