Kinshasa — L'homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a annoncé le mercredi 16 décembre 2009 la tenue de législatives le 20 mars prochain afin d'élire une Assemblée constituante, se refusant cependant à toute ouverture envers ses opposants, a rapporté l'AFP. M. Rajoelina a jugé «impossible de travailler en cohabitation avec les trois autres mouvances (de l'opposition) pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale», comme le souhaite la médiation internationale chargée de résoudre la crise politique qui paralyse la Grande Ile depuis plusieurs mois.
«Aujourd'hui c'est le peuple qui doit décider. Aussi ai-je décidé d'organiser des élections législatives en date du 20 mars», a déclaré l'homme fort de Madagascar dans une allocution retransmise en direct à la télévision.
La nouvelle Assemblée devra désigner un nouveau Premier ministre. Elle «va aussi voter la Constitution et nous mener vers la 4ème République», a encore affirmé M. Rajoelina.
M. Rajoelina, ancien maire d'Antananarivo porté au pouvoir en mars dernier après le départ forcé du président de l'époque Marc Ravalomanana, désavoué par l'armée, n'a pas évoqué dans son discours une élection présidentielle, qui est pourtant l'objectif ultime de la médiation internationale.
«Ce qu'on demande aujourd'hui à la communauté internationale, c'est de ne pas trop rentrer dans les affaires de l'Etat malgache, les problèmes de ce pays ne se résoudront qu'à travers cette élection» législative, a estimé M. Rajoelina.
Mais l'expérience a prouvé maintes fois que toutes les élections qui ont été mal organisées n'ont jamais abouti aux résultats reflétant la vérité des urnes. Et dans le cas d'espèce, on est enclin à soutenir que la solution durable de sortie de crise dans la grande île de l'océan indien doit nécessairement être négociée entre le pouvoir et l'opposition politique.
Ce qui signifie ,en d'autres termes, que les législatives fixées au 20 mars 2010 représentent à partir de leur annonce jusqu'au vote proprement dit le type des erreurs politiques graves, portant atteintes à la souveraineté et destin de Madagascar.

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