« Ils ont chacun un minimum de 25 ans de service auprès de la gendarmerie. Officiers supérieurs comme ils le sont, ils savent très bien la conséquence de leur acte. En tant que numéro Un du Secrétariat d'Etat à la Gendarmerie (SEG), j'ai pris les mesures nécessaires notamment celles de les éjecter de les révoquer.
Le SEG, avec ses 13 ans d'existences, n'a jamais été un abri pour les indisciplinés » a déclaré hier le Général Ravelomanana Claude, Secrétaire d' Etat à la Gendarmerie durant une rencontre avec la presse. « Trois de ces neuf officiers supérieurs qui ont fait une déclaration au Carlton sont des gendarmes, de surcroît, membres de mon cabinet. Les deux sont des chargés de mission si le troisième est conseiller technique permanent. J'avoue que ces officiers occupant des hautes responsabilités durant l'ancien régime sont frustrés par le dernier avancement auquel ils n'étaient pas promus généraux.
Rien que ces facteurs peuvent expliquer la raison qui les amenait à faire une déclaration pareille tout en ignorant complètement les mesures déjà prises par le commandement, celles de suspendre toute déclaration publique par les militaires » a-t-il continué. Et pourquoi pas la même sanction ne s'applique pas aux autres officiers qui ont fait un acte pareil, un mois auparavant ? Sur cette question, le SEG de concéder qu'il n'y en aucun cas de deux poids deux mesures. «En tant que SEG, la sanction de ces autres officiers ne m'appartient pas. Autrement dit, je ne pourrais sanctionner que les membres du SEG », selon toujours l'explication du Général Ravelomanana Claude insistant que l'armée n'est pas divisée. Quid des autres colonels issus du même groupe mais appartenant à l'armée? Espérons que le CEMGAM mettra la lumière sur leur sort.

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