A travers les deux concerts qu'il a offerts pour son bref passage à Madagascar, respectivement au Pharaon jeudi soir et au Café de la gare Soarano vendredi soir, le groupe malgacho-belge Suarez a laissé les mélomanes locaux sur leur faim.
Alors que ces derniers s'attendaient à un beau mariage musical entre le pays du Sud et celui de l'Occident, entre le feeling du Tiers Monde et d'un grand pays de la technologie, Suarez n'a finalement été qu'une banale influence de variété à la française.
Pour ceux qui connaissent la grande vitalité musicale de la machine Njava, ils auraient pu se concentrer davantage sur l'impressionnante virtuosité des trois cousins du groupe Njava que sur le grand ensemble. Là, on peut dire que Maximin et Pata Njava, respectivement à la basse et à la batterie et Dada Ravalison à la guitare, n'ont pas encore perdu leur grande verve.
Mais Suarez c'est Suarez et il a une autre direction avec le chanteur Marc Pinilla. Au bout de deux ans d'existence, le groupe avance lentement mais sûrement dans le showbizz européen. Pour les amateurs de variétés à la française, cette prestation tananarivienne aurait pu être une occasion rare à ne pas manquer. Mais pour les mélomanes jurés, on sait qu'on peut attendre mieux de la part du quattuor.
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