Madagascar, cette île plutôt célèbre pour être l'un des paradis du tourisme mondial, a fait parler d'elle pendant toute l'année 2009. La crise politique qui a éclaté début janvier dernier l'a placée sous les feux de la rampe et a ameuté la communauté internationale tout entière.
Le coup d'Etat perpétré par le maire de la capitale Antanarivo, Andry Rajoelina, contre le président de la République Marc Ravalomanana a plongé dans une grave crise politique cette île du sud-ouest de l'océan Indien, séparée de l'Afrique par le canal du Mozambique. Ni les efforts de l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano ni l'implication de l'Union africaine dans le processus des négociations n'ont réussi à fédérer les forces opposées autour d'un gouvernement d'union nationale en attendant la tenue de la présidentielle de 2010. La lutte au sujet de la distribution des portefeuilles ministériels de certains secteurs stratégiques constitue le point de discorde entre l'auteur du putsch, M. Rajoelina, et les trois chefs des forces politiques, formées par deux anciens présidents, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, et le président déchu Marc Ravalomanana. Pourtant, l'accord qui a été signé au mois d'août dernier à Maputo (Mozambique) avait réussi à apporter un climat de sérénité entre ces quatre dirigeants qui s'étaient entendus à dépasser leurs divergences dans un délai maximum de deux semaines.
Avec la signature de l'accord additionnel d'Addis-Abeba, la problématique du partage du pouvoir avait définitivement été réglée. Mais les ambitions personnelles des uns et des autres ont ouvert la voie à une nouvelle crise politique sur l'île. Résultat des courses : la présidentielle prévue pour le premier trimestre de 2010 risque d'être reportée à cause des menaces qui pèsent sur la mise en application des accords de Maputo et d'Addis-Abeba. L'année 2009 s'achève à Madagascar sur un fond d'incertitudes de la population locale qui attend toujours un réel redémarrage de l'économie sur l'île.

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