Ziguinchor — La clôture, dimanche, de la deuxième édition du festival Kom kom de Ziguinchor axé sur la calebasse a été marqué par un appel à la mobilisation et au soutien "plus accru" des piuvoirs publics à l'action culturelle.
Selon le promoteur de l'événement, Khalifa Dramé, "il y a eu un satisfécit qui s'est dégagé quelque part dans la mesure où toutes les activités qui avaient été prévues et programmées ont été réalisées".
M. Dramé a cité le village d'exposition, le carnaval, le plateau artistique et le symposium. "Sous ce rapport, on peut dire qu'il y a un satisfécit, puisque les promesses ont été tenues" a-t-il indiqué.
Il a reconnu qu'au niveau de l'organisation "il y a eu des couacs, mais ces impairs peuvent être rangés à l'actif de la faible mobilisation des moyens financiers".
"On avait prévu, a-t-il dit, de déplacer près de 200 artistes et nous avions mobilisé 500 à 600 artistes ici à Ziguinchor. Mais nous n'avons pas réussi à donner un cachet beaucoup plus qualitatif à cet événement comme nous le souhaitions, à cause de la faiblesse des moyens", a relevé Khalifa Dramé.
A ce sujet, il estime que sur le plan artistique il y a eu une satisfaction, contrairement à l'organisation qui n'a répondu aux attentes "qu'à hauteur de 60 %" à cause de la faible mobilisation des moyens.
"Ce qui a tout de suite joué dans l'organisation de l'événement parce qu'il y a des choses qu'on ne pouvait plus se permettre, alors que les idées et les actions avaient déjà commencé à être entreprises", a expliqué le promoteur.
Il a assuré que le comité d'organisation entend se battre pour pérenniser cet événement, soulignant que la promotion de l'événement au niveau international est déjà entreprise, surtout auprès des acteurs du tourisme.
"Il y a une mobilisation assez importante de Tours opérator en Allemagne. Nous avons pris langue avec eux pour pouvoir draîner du monde lors des futures éditions de ce festival", a apoursuivi Khalifa Dramé.
"Cela veut dire, poursuit-il, que si on laisse tomber ce festival, parce que nous n'avons pas obtenu de nos autorités politiques et administratives, l'appui que nous attendions, on perdrait toutes ces opportunités et ces possibilités."
A ce niveau, il souligne ne pas être "ringard", assurant que le travail va se poursuivre à un autre niveau, sachant qu'au Sénégal il est très difficile de mobiliser les moyens.
"Nous sommes dans l'obligation d'aller les chercher au niveau international, parce que nous avons constaté que l'action culturelle est très mal soutenue au Sénégal", a relevé le promoteur du festival Kom Kom de Ziguinchor sur la calebasse.
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