Midi Madagasikara (Antananarivo)

Madagascar: Dr. Jules Etienne, en piste pour la... présidence ! - "Je travaille étroitement, depuis un an, avec une équipe pluridisciplinaire"

interview

Il n'est pas à proprement parler un illustre inconnu, puisque tout le Sud-Est le connaît fort bien. De même, il est une notoriété sur toute l'étendue de l'ex-province de Fianarantsoa. Ancien des lycées de Manakara et de Farafangana, Jules Etienne est aujourd'hui un médecin, exerçant en France. Outre son cabinet privé, il travaille aussi comme coordonnateur de médecine générale dans une clinique en région parisienne, et également comme coordonnateur en gériatrie, dans une maison de retraite, toujours en région parisienne. Cousin de l'ancien Premier ministre Francisque Ravony, il est au pays depuis un petit bout de temps pour se préparer à la prochaine course à la... présidence.

On a l'impression que vous débarquez de nulle part. Et vous annoncez que vous serez candidat à la prochaine élection présidentielle. Pour une surprise, c'est une surprise.

Non, je ne débarque pas de nulle part. Je viens reprendre le cours des activités politiques entamées par mes parents et mes aînés, étant entendu que ma famille paternelle était profondément impliquée dans la vie politique depuis la Première République. Si je me manifeste aujourd'hui, cela ne tient nullement d'une surprise. C'est une décision dictée par ailleurs, par la situation actuelle.

Vous semblez miser essentiellement sur votre notoriété dans le Sud-Est et dans l'ancienne province de Fianarantsoa. Comment envisagez-vous votre campagne dans les autres régions ?

J'ai déjà sillonné à deux reprises les chefs-lieux de toutes les anciennes provinces pour sensibiliser de nouveaux partisans et pour les mobiliser sur les causes que mon parti s'engage à défendre. En outre je travaille étroitement, depuis un an, avec une équipe pluridisciplinaire, aussi bien en France qu'à Madagascar. C'est pour vous dire que nous avons déjà un plan d'action, mûrement préparé.

Car vous avez déjà mis sur pied un parti...

Oui, il s'agit du MAFI (Madagasikara Fivoarana) statutairement défini par l'Ordonnance 90/001 du 9 mars 1990. Notre principe repose sur la démocratie qui reconnaît le pouvoir suprême du peuple et le respect des Droits de l'Homme. Nous

nous sommes fixés comme objectifs l'autosuffisance alimentaire en modernisant les moyens de production dans l'agriculture et l'élevage. Toutes nos ressources naturelles seront exploitées à bon escient pour soutenir et renforcer le développement économique. Sur le plan social, nous projetons de créer une caisse d'assurance maladie pour la population rurale, les artisans et ceux qui opèrent dans le petit commerce. Du point de vue administratif, nous nous positionnons pour une déconcentration et une décentralisation réelles au niveau des différentes régions. La protection de l'environnement, notamment des eaux et forêts, figure aussi à notre programme. Voilà très sommairement, les objectifs du parti MAFI...

Vous avez été absent du pays depuis une vingtaine d'années. A 51 ans, pouvez-vous vous adapter à une réalité qui ne doit plus vous être très familière ?

Je suis profondément convaincu qu'il faut revoir et renouveler l'art et la manière de s'impliquer dans la vie politique. Je n'ai pas à m'adapter à une situation qui ne correspond plus aux besoins pressants du pays réel. C'est pourquoi j'opte pour une politique pragmatique, à même de répondre à ces besoins réels...

Une campagne présidentielle suppose un trésor de guerre conséquent. De combien disposez-vous pour mener cette opération ?

Je me prononcerai sur ce point en temps opportun. Mais d'ores et déjà, je peux vous affirmer que j'espère tenir du Vahoaka souverain, la conviction et le moteur pour aller jusqu'au bout de mon entreprise.

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