Dakar — L'attaque armée contre le bus de l'équipe nationale du Togo, vendredi dans la province du Cabinda, a été accueillie avec "consternation" à Lomé, a déclaré à l'Agence de Presse sénégalais le journaliste Mathias Ayéna
Joint au téléphone à Lomé, Ayéna a dit que le bilan de l'attaque est de neuf blessés dans le groupe togolais : deux joueurs, Kodjovi Obilalé et Serge Akakpo, et sept membres de l'encadrement, dont le directeur technique national, l'entraîneur, le médecin de l'équipe, l'entraîneur des gardiens.
"Les Togolais ont accueilli avec beaucoup de consternation l'attaque dont le bus de l'équipe nationale a été l'objet dans la Province de Cabinda. Ce d'autant plus que la Coupe d'Afrique des nations a été très bien préparée, ici au Togo", a indiqué le journaliste.
Selon lui, "les joueurs blessés sont actuellement à l'hôpital de Cabinda où ils sont assistés par des psychologues". "Dès que l'information est tombée à Lomé, les radios l'ont passée et continuent de la passer en boucle. Les radios ont ouvert l'antenne à leurs auditeurs, qui expriment tous leur consternation et font des commentaires", a-t-il expliqué.
Relevant que "la sérénité était au maximum" avant le départ du Togo, Mathias Ayéna a soutenu que cette nouvelle "jette un froid" sur l'ambiance dans l'équipe et chez les supporters.
"Toutes les primes de qualification et de participation ont été payées. Le comité de mobilisation a réuni les primes pour les trois matchs du premier tour, et la mobilisation continuait pour la suite, si l'équipe se qualifiait", a poursuivi Ayéna.
Emmanuel Adebayor, le capitaine de l'équipe nationale, a-t-il ajouté, était "revenu à de meilleurs sentiments, pour conduire le groupe et jouer son rôle de leader". "Ca jette un froid parce qu'on attendait justement avec sérénité le premier match du Togo contre l'équipe du Ghana, lundi à Cabinda."
Mathias Ayéna a dit qu'une "réunion de crise" est en cours à l'Etat-major de l'Armée togolaise sur la situation et prendre les premières mesures.
"Un avion militaire devrait amener une délégation officielle sur les lieux. La délégation va aller voir les joueurs, faire une évaluation avant de prendre une décision officielle quant à la participation du Togo à la compétition", a-t-il dit.
Il a ajouté : "On attend aussi la réaction de la CAF (Confédération africaine de football), parce que c'est l'organisation angolaise qui est allée chercher le groupe à Pointe-Noire (République du Congo), pour l'acheminer vers la province du Cabinda".
Le Togo est dans le groupe B de la CAN en compagnie de la Côte d'Ivoire, du Ghana et du Burkina Faso.
La province angolaise du Cabinda est déchirée par un conflit séparatiste depuis l'indépendance de l'Angola, en 1975.
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