Sidwaya (Ouagadougou)

14 Janvier 2010

Burkina Faso: Le CAMES conforte la notoriété de l'ISFP

Le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur vient de reconnaître trois diplômes de l'Institut supérieur des filières professionnalisantes (ISFP).

Cette reconnaissance vient conforter la position de meilleur institut supérieur privé de la ville de Bobo. Une position déjà imposée par les résultats au Brevet de technicien supérieur (BTS) de ses étudiants durant plusieurs années consécutives. A ce jour, compte tenu de l'inextensibilité des reconnaissances de diplômes d'un institut sur ses filiales, l'ISFP est le seul établissement privé de Bobo-Dioulasso dont les diplômes sont reconnus par le CAMES.

Yves Dakyo est chef de projet dans une entreprise qui a pignon sur rue dans la région de l'Ouest. En décembre 2010, il aura 40 ans. Chaque soir, alors que ses collègues s'affairent à rejoindre leur domicile ou à s'arrêter dans un maquis à l'éclairage tamisé, M. Dakyo sort de son tiroir une chemise cartonnée.

Juste le temps de relire le cours de la veille avant de rejoindre l'Institut dans lequel il a décidé de prolonger sa formation : l'Institut supérieur des filières professionnalisantes (ISFP). Lorsqu'on lui demande pourquoi l'ISFP, il répond que c'est un choix de raison motivé par l'assise et les résultats d'un institut qui a vu le jour en 2003 à Bobo-Dioulasso.

« Du reste, le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) m'a donné raison en reconnaissant du coup trois diplômes de l'ISFP. C'est le seul à Bobo dont les diplômes sont reconnus par le CAMES », s'empresse de dire Dakyo, pour couper court à ceux qui se hâtent de donner des contre-exemples.

Les diplômes reconnus sont les diplômes de techniciens supérieur en Finance comptabilité, en gestion commerciale et marketing/management. Cette reconnaissance est l'aboutissement d'un parcours périlleux qui exige rigueur, abnégation, ressources financières et humaines hautement qualifiées, loin d'être à la portée de tous.

Par ailleurs depuis trois ans consécutivement, le journal spécialisé « L'éveil-éducation » qui dresse chaque année, le baromètre des meilleurs établissements privés d'enseignement supérieur consacre l'ISFP meilleur institut de la région de Bobo-Dioulasso (cf : L'éveil-éducation N°136 et 137, Le Pays N°4444 du vendredi 4 au dimanche 6 septembre 2009, Sidwaya N°6505 du 9 septembre 2009).

Ce baromètre est établi à partir des résultats obtenus aux épreuves écrites du prestigieux Brevet de technicien supérieur (BTS).En finance/comptabilité, en gestion commerciale, en secrétariat de direction, en marketing/management, ce sont les bons résultats de ses candidats qui font parler de l'école.

C'est aussi la qualité de l'encadrement et du corps enseignant qui a conduit les diplômés de l'Institut et de nombreux professionnels des entreprises et projets de la région à demander l'ouverture de licences professionnelles afin de compléter leurs formations ou de valider leurs acquis professionnels. L'ISFP propose depuis lors, des licences professionnelles en finance et audit comptable, Marketing/management, ressources humaines et gestion de projets.

Il doit aussi ses résultats très encourageants aux fructueux partenariats qu'il entretient avec l'Institut universitaire de technologie de l'Université polytechnique de Bobo, l'Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM) de l'Université de Ouagadougou, le PUM (Netherlands senior expert) un projet hollandais qui met à sa disposition l'expertise de spécialistes de plusieurs domaines, le Bureau d'appui en management et en informatique de gestion (BAMIG).

L'institut envisage très prochainement l'ouverture de masters professionnels en vue de répondre aux besoins soutenus des professionnels en quête d'excellence. La construction de son siège sur un espace de plus de 14 500 m2 est un projet qu'il entend concrétiser dans un avenir proche. Cette reconnaissance internationale du CAMES réjouit, comme on pourrait s'en douter, l'ensemble des partenaires de l'école et en premier les étudiants et les diplômés.

Les étudiants de l'ISFP rassurés et confiants

Estelle Ouattara, 2e année Gestion commerciale (cours du jour).

La reconnaissance des diplômes par le CAMES est une fierté pour nous tous parce que maintenant même si on n'a pas le BTS, on pourra travailler avec le DTS étant donné que notre diplôme est reconnu, donc ça me fait réellement plaisir. Je félicite l'ISFP pour ça.

Ma première motivation est que par rapport aux autres établissements supérieurs, l'ISFP est plus sérieux et chaque année, il présente des résultats positifs ; en plus, l'ISFP est moins cher par rapport aux autres établissements. C'est pour cela que j'y suis là. La reconnaissance des diplômes peut m'aider parce que l'ISFP est maintenant une référence, donc grâce à ça, il peut y avoir des facilités sur le plan professionnel.

Albert Ouanti, 2e année marketing et management (formation continue), vendeur-prospecteur à Telmob

Le jour où la nouvelle de cette reconnaissance nous est parvenue, nous avons tous crié et sauté de joie. L'ISFP est le meilleur établissement actuellement à Bobo-Dioulasso J'ai pris des informations quand je voulais m'inscrire et je suis passé pratiquement dans tous les établissements.

J'ai essayé de contacter des camarades qui sont passés par l'ISFP et par d'autres établissements et à la fin ils m'ont conseillé de m'inscrire à l'ISFP. Je l'ai fait et vraiment je ne regrette pas ; je reconnais effectivement que c'est le meilleur établissement.

Maminata Sanou, 2e année finance-comptabilité, agent à la clinique Leila

Les diplômes n'étaient pas reconnus, mais les résultats étaient quand même satisfaisants. Et chaque fois que l'on présentait les résultats dans les journaux, l'ISFP a toujours été premier et vraiment ça m'a beaucoup motivé, ça été mon premier choix ; j'espérais qu'un jour, leurs diplômes seraient reconnus et j'étais optimiste au regard de la qualité. Maintenant que c'est fait, ce sont tous les diplômés et les futurs diplômés de l'institut qui se réjouissent.

Ce qu'en pense le Pr Moussa Ouattara, président du Conseil scientifique de l'ISFP

L'Institut supérieur des filières professionnalisantes qui est assez jeune en âge, évolue, à mon sens, correctement. Nous participons de nos conseils et de notre contrôle à la consolidation de cet établissement en tant qu'établissement privé d'enseignement supérieur. A l'heure où je vous parle, l'institut a une structure académique bien consolidée.

La reconnaissance des diplômes de l'ISFP par le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur est une satisfaction, d'abord personnelle. C'est aussi une satisfaction du corps enseignant, du corps d'encadrement.

C'est aussi un mérite légal pour les étudiants dont les parents font confiance au système pour payer leurs études. En tant qu'enseignant du supérieur, professeur titulaire, quand nous nous engageons auprès du secteur privé ainsi, c'est pour nous rassurer que le rôle que l'Etat a de garantir effectivement la hauteur des différentes formations est assuré, c'est aussi pour contribuer à faire en sorte que, de par notre expertise et nos conseils, la prestation qui doit se faire soit de qualité.

Les règles du CAMES veulent que l'établissement ait requis et obtenu l'autorisation des autorités nationales compétentes avant de s'ouvrir. Les filières ont obtenu par arrêté, leurs autorisations d'ouverture. Pour la reconnaissance, il faut d'abord dérouler une promotion entière et sortir les premiers diplômés avant d'aller au niveau CAMES pour parler de reconnaissance des diplômes. L'institut supérieur des filières professionnalisantes a dû franchir cette étape et les premiers diplômés sont sortis. Trois des diplômes ont reçu leur agrément. C'est une grande fierté pour tout le monde.

C'est un engagement moral que nous avons pris vis-à-vis des promoteurs des établissements mais aussi des étudiants, n'oubliez pas que je suis un enseignant. On s'engage pour que la qualité de la formation soit à la hauteur des attentes. Beaucoup d'étudiants résident à Bobo où leurs parents me connaissent en tant que fils de Bobo-Dioulasso, donc comprenez que je ne peux pas ne pas faire mon travail rigoureusement.

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