Le Programme de développement des réseaux pour l'éducation en Afrique de l'Ouest "PRODERE-AO" a organisé un séminaire, du vendredi 8 au dimanche 10 janvier 2010 à Ouagadougou avec pour finalité de mettre à la disposition des acteurs de l'éducation, un guide qui puisse permettre de lutter efficacement contre la déperdition scolaire.
Lutter contre le décrochage scolaire, c'est dans ce souci que le Programme de développement des réseaux pour l'éducation en Afrique de l'Ouest "PRODERE-AO" a tenu un atelier du 8 au 10 janvier 2010 à Ouagadougou. L'objectif de cet atelier, selon les organisateurs, était d'améliorer les conditions d'études et permettre aux élèves de poursuivre leurs études jusqu'au bout. Et ce, en réunissant les conditions qui puissent favoriser leur maintien à l'école.
Trois jours durant, des acteurs de l'éducation venus de cinq pays de la sous-région ouest africaine à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal ont échangé sur la situation réelle de l'éducation dans leurs pays respectifs, la problématique d'accès à l'éducation et les bonnes pratiques qu'il faut pour maintenir les enfants à l'école.
Selon David Lopez, responsable de la Ligue internationale de l'enseignement et vice-président de Solidarité laïque, le thème du maintien des enfants à l'école, sur lequel s'est plus attardée la discussion, a permis de recenser des exemples de bonnes pratiques existant déjà dans les pays concernés.
De ces bonnes pratiques, l'on peut retenir l'idée des mères éducatrices, le parrainage d'enfants et les cantines scolaires, qui, de l'avis de David Lopez, sont des initiatives qui, une fois dynamisées, peuvent faciliter le maintien des enfants à l'école. L'ensemble de ces bonnes pratiques et les conclusions des autres points sur lesquels a porté l'atelier, seront présentés à Dakar au Sénégal à l'occasion de l'anniversaire des "Objectifs 2010 de Dakar" en avril 2010, a laissé entendre David Lopez.
Représentant Mme le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, la directrice générale du MEBA, Judith Tapsoba, a traduit toute sa gratitude et ses remerciements pour cette initiative du "PRODERE-AO" qui, selon elle, va aider le système éducatif burkinabè à venir à bout de la déperdition scolaire, car, a-t-elle poursuivi "c'est un peu décevant de voir que seule la moitié des élèves arrive au bout du cycle".
Le Programme de développement des réseaux pour l'éducation en Afrique de l'Ouest "PRODERE-AO" est un programme mis en place en 2005 par le ministère français des Affaires étrangères et travaille en collaboration avec l'ONG Solidarité laïque.
Le "PRODERE-AO" intervient dans cinq pays de la sous-région ouest africaine et a pour but "d'accompagner et de soutenir les organisations de la société civile des cinq pays pour qu'elles deviennent des interlocuteurs crédibles des pouvoirs publics en matière d'éducation, de structuration et de formation".

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