Aux heures ouvrables, des jeunes en tablier et blouse scolaires, le cartable sur le dos, occupent les rues d'Antsiranana. Preuve que les parents envoient leurs enfants à l'ecole et on ne peut que s'en rejouir.
Mais tout médaille à son revers, surtout si l'on n'y fait pas attention.Tout dernièrement,des parents d'élèves se sont plaints de sureffectif dans les classes. Selon leurs dires, dans l'enseignement public surtout dans les collèges et les lycées, le phénomène dépasse l'entendement.
Il n'est pas rare que chaque salle reçoit une centaine d'élèves, sinon plus. Toutes les classes parallèles, au nombre de cinq ou six, sont logées à la même enseigne.
Non motivés
La cause se trouve dans les inscrptions et les admissions, où tout est permis, l'occasion faisant le larron. De plus, l'absence de contrôle, d'inspection et d'admnistration ne fait qu'aggraver la situation.
Les professeurs ne sont pas motivés pour recevoir 100 d'élèves serrés à trois ou plus par table-banc. Sans parler des milliers de copies à corriger.Maintenir un minimum de discipline dans la classe s'avère une véritable gageure.
Alors beaucoup d'enseignants se gardent bien de faire du zèle. Grâce à leurs absences répetées, les élèves goûtent malgré eux des avant-goûts des vacances.
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