Amnesty International revient sur les moments forts de la crise malgache. Dans son rapport rendu public, hier, cet organisme international demande aux autorités malgaches à ce que les forces de sécurité qui ont perpétré des homicides, durant la crise politique à Madagascar, soient traduits en justice. « Une enquête impartiale devrait être menée », souligne Amnesty International.
Cet document relate l'épisode le plus meurtrier du 7 février 2009, lorsque les gardes de l'ancien chef d'État, Marc Ravalomanana, ont tiré à balles réelles sur des manifestants non-armés de l'opposition, qui se dirigeaient vers le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra.
Ne voulant pas faire les choses à moitié, Amnesty International a également réclamé les actes diligentés par les forces de l'ordre de la HAT, qui ont fréquemment intervenu pour disperser des manifestations de l'opposition. « Il y a eu des morts et des blessés », rapporte le communiqué.
« Des parlementaires, des sénateurs , des avocats et des dirigeants de l'opposition ont fait l'objet de détentions illégales et arbitraires, en particulier, après l'entrée en fonction de la HAT, en mars 2009, toujours selon le communiqué, avant de continuer que « des journalistes, et des médias ont été pris pour cibles par les autorités malgaches, tant sous la présidence de Ravalomanana qu'après l'entrée en fonction de la HAT ».
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