La gestion des productions agricoles a toujours été un casse-tête pour les paysans après les récoltes. Entre le besoin urgent d'argent et la recherche de profit maximum, l'équation est souvent difficile à résoudre. Le système de warrantage en expérimentation au Burkina Faso pourrait être une panacée.
Eviter de brader les récoltes quand les prix sont bas. C'est l'opportunité qu'offre le système de warrantage aux producteurs. Expérimenté au Burkina Faso depuis quelques années, le warrantage permet au producteur, de mettre en garantie sa récolte pour contracter un prêt d'une durée de 6 à 8 mois auprès d'une institution de microfinance afin de résoudre les problèmes économiques du moment.
A la période de soudure, le producteur pourra rembourser le crédit et récupérer le stock de céréales ou donner mandat à la banque de céréales de vendre son stock à un prix avantageux pour rembourser le crédit. Toute chose qui permet une disponibilité permanente de la nourriture en période de soudure et l'écoulement des produits agricoles à des prix avantageux pour les paysans.
De plus, les revenus tirés de la vente des produits agricoles en hivernage, permettent aux producteurs de rembourser sans soucis leur crédit et éventuellement d'acheter les intrants nécessaires pour la campagne suivante. Selon le coordinateur national CISV Burkina, Andrea Ghione, le warrantage connaît beaucoup de succès auprès des producteurs contrairement aux banques de céréales qui n'ont pas bien fonctionné. C'est en 2007 que CISV a expérimenté le warrantage avec trois banques de céréales.
L'engouement des producteurs a permis d'étendre le projet à plus de 600 producteurs dans les provinces du Ioba et du Tuy en 2008. Environ 450 tonnes de céréales dans 16 magasins ont été warrantées, soit 25 millions de F CFA de crédit. Même si les chiffres officiels de 2009 ne sont pas encore disponibles, le coordinateur national CISV Burkina, reconnaît que le warrantage attire beaucoup de groupements de producteurs.
Avec la COOBSA (coopérative des services agricoles) dans le Sud-Ouest, regroupant 2500 producteurs, des résultats satisfaisants ont été constatés. Les taux de remboursement sur les crédits warrantés sont estimés à 100% Les banques de céréales quant à elles, ont des recettes générées par les frais de gardiennage. D'autres ONG comme SOS Sahel, reconnaissent les résultats positifs enregistrés par le système de warrantage.
C'est ainsi que dans le cadre du projet, Food Facility de l'Union européenne, un consortium d'ONG avec comme chef de file CISV, a inscrit le système de warrantage comme une des activités phares sur les 22 mois à venir. Cela, à travers le "projet d'amélioration durable de la production et de promotion de l'accès aux céréales de base au Burkina Faso".
Des ONG et acteurs de développement, comme l'ONG italienne LVIA, la Confédération des paysans du Faso (CPF), l'Union nationale des producteurs de riz du Burkina Faso (l'UNPRB) et la Fédération des caisses populaires du Burkina (FCPB), travailleront en étroite collaboration pour la réussite dudit projet. Sa mise à "uvre se fera en partenariat avec des organisations paysannes comme la coopérative de services agricoles (COOBSA) de Founzan, l'association Song koadba de Donsé (ASK) et l'Union des coopératives rizicoles (Faso Djigui) du Kou.
Le projet, permettra la mise en place d'un système de warrantage efficace au profit de 1500 producteurs d'accéder aux crédits des Caisses populaires et l'amélioration du réseau d'information concernant les marchés de céréales et les politiques agricoles dans les zones concernées. Ainsi les dirigeants des caisses populaires et des banques de céréales seront formés sur le mécanisme de warrantage et l'octroi de 1500 crédits de warrantage par an aux producteurs membres de 30 banques de céréales.

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Bonjour
Je suis Mr Ousmane Hassane Assistant de recherche, specialisé dans le systeme du Warranatge et travaillant à l'ICRISAT Niamey Niger.
J'interviens aussi dans la sous region et au Burkina particulierement, à travers des projets de l'ICRISAT, sur la Microdose et le Warrantage. Nous avions implimenté et formé des milliers de paysans sur le systeme du warrantage en 2002- 2004 ( Projet USAID TARFET) dans les regions de Ouahigouya, Negreongo et Kaya, puis de 2004 à 2009( CPWF PN5 et Projet CORAF) dans les sites de Tougouri, Ziga et Saala/Dano. Nous avions courant Decembre 2009 organisé deux grandes formations(en partenariat avec l'INERA) sur le principe du warrantage et Comment lier les producteurs au Systemes Decentralisés de Financement, à l'intention des IMF(microfinance) et des Organisations de Producteurs des zones de nos projets et bien d'autres partenaires invités par l'INERA. Cette annee aussi nous travaillons en synergies atravers 3 autres preojets : Agra/Microdose dans les zones d'intervention de Hunger Project et du Reseau Marp Burkina, Le Projet HOPE/ICRISAT/INERA et le projet CAPITALISATIONS de FAO/UE. Bref je pense que Fatouma ou Sidwaya peuvent avoir encore plus d'information et que l'évolution du Warranatge est de loin plus que les chiffres qu'ils ont indiques.
Il ya je pense, un besoin plus que necessaire de recencer tous les intervenants dans ce domaine de Warrantage au Burkina( mieux dans la sous region) et creer une synergie et coreler les differentes interventions. puis mettre un system d'échange entre tous les experts en la matiere.
! juste une idee à murir et reflechir pour mieux servir les Producteurs
Merci Hassane Ousmane