Abidjan — Charles Koffi, porte parole des victimes des déchets toxiques, clients du cabinet d'avocat Leigh Day and Co a indiqué, ce samedi 6 février, à Abidjan-Adjamé, que c'est ce lundi 8 février que la cour de cassation se prononce sur le jugement rendu en appel dans l'affaire des 23 milliards des victimes des déchets toxiques.
Venues des différentes communes du District d'Abidjan, les victimes des déchets toxiques ont effectué massivement le déplacement pour venir dénoncer l'introduction, selon eux, de la politique dans cette affaire. Pour sa part, Charles Koffi a appelé les victimes présentes dans la salle de mariage de la mairie d'Adjamé à rester vigilantes. Pour lui, le droit est de leur côté. Encore une fois, il a affirmé, avec cette fois-ci preuve à l'appui, que Claude Gohourou a fait du faux dans la constitution de sa structure qui réclame la gestion des fonds. Charles Kofffi affirme, par ailleurs que Claude Gohourou n'a pas la capacité juridique de parler au nom des victimes.
A propos du faux, dont se serait rendu coupable, Charles Koffi a révélé que dans le registre de légalisation de l'état civil de la mairie de Cocody, il n'y a pas trace de l'authenticité de l'attestation sur l'honneur N°83410. Ce qui est confirmé par le procès verbal (Pv) de « compulsoire et de constat » à la requête d'Agnin Adjé Jean et Agnin Kadio. Qui ne se reconnaissent pas dans le Pv de l'Assemblée générale constitutive de la coordination de Gohourou. Toute chose qui annule de facto, selon lui, cette assemblée générale constitutive de la coordination des victimes des déchets toxiques de Côte d'Ivoire (Cnvdt-ci).
«Le sieur Gohourou, dira-t-il, est sous le coup d'une procédure judiciaire n°05610/Dgpn/ Dpc en date du 26 septembre 2009 pour avoir détourné la somme de plus de 100 millions de francs Cfa au trésor d'Abidjan Sud ». Pour toutes ces raisons, Charles Koffi a rassuré les victimes sur l'issue heureuse du verdict de la cour de cassation. « Si le droit devait être dit, la cour de cassation annulera la décision de la cour d'appel du 22 janvier 2010. Qui avait ordonné la mainlevée et le virement des 23 milliards des 29 624 victimes sur le compte de Gohourou, président de la Cnvdt-ci pour répartition.
E attendant donc le verdict de la cour de cassation, les victimes des déchets toxiques clients du cabinet d'avocat Leigh Day and Co espère qu'enfin, ils rentreront en possession de leur indemnisation, qu'ils ont individuellement négociée avec leur cabinet conseils.
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