Le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Marie Odile Bonkoungou a procédé au lancement du projet Bright II phase II, le lundi 1er mars 2010 à Ouagadougou. Cette phase sera consacrée à la normalisation des classes et à la consolidation des acquis de la phase I.
En mars 2006 le projet Burkinabè response to improve girl's chances to succed (Bright) a été lancé. Sur financement du gouvernement américain à travers le Millenium challenge corporation (MCC) par le biais de l'USAID, et mis en à "uvre par le consortium cathweel Relief services (CRS), Fawe, l'association Tin-Tua et Plan Burkina, Bright a permis la réalisation de 132 complexes scolaires dans dix provinces du Burkina Faso.
Ces complexes de 3 classes ont permis de scolariser plus de 20 000 enfants. Dans la perspective de donner une suite au projet, il a été mis en place une phase transitoire dénommée Bright II phase I, dont l'objectif était de sauvegarder les acquis de Bright. A l'issue de cette expérience fructueuse, le gouvernement américain consenti un autre financement pour la normalisation des écoles sous le nom de Bright II phase II.
"De 3 salles de classes, les écoles passeront à des complexes de 6 salles de classes avec en plus des dispositions complémentaires pour le préscolaire et des mesures d'accompagnement visant le renforcement des capacités des communautés, des enseignements et la motivation à l'assiduité des enfants aux cours", a indiqué le représentant de Plan/Burkina, Mahamadou Tounkara.
Bright II phase II sera mis en à "uvre par le même consortium à savoir CRS, Fawe, Tin-Tua et Plan/Burkina, selon M. Tounkara, les partenaires sont déjà à pied d'à "uvre pour faire de Bright II phase II un succès avec l'appui, l'accompagnement et la collaboration effective des ministères en charge de l'Enseignement de base, de l'Action sociale, et celui des Finances. Le projet s'étend jusqu'en septembre 2012 et vise à atteindre les résultats suivants : l'inscription de 19 800 filles dans les 132 écoles Bright, un taux d'achèvement d'au moins 52%, un taux de fréquentation des filles d'au moins 97%, un taux de promotion des filles de 90%.
"Au regard de ce qui s'est passé sous BRIGH II, nous demeurons confiants quant à l'atteinte des indicateurs de qualité, qui nous le souhaitons seront même dépassés" ; a soutenu Dr Tounkara.
Le programme BRIGHT est le premier grand projet du MCC au Burkina Faso a matérialisé l'engagement de l'Etat américain vis à vis du pays des Hommes intègres. Selon le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso, Samuel Laeuchi, le programme BRIGHT vise à contribuer au développement intellectuel et à l'éveil des enfants dans les zones les plus reculées.
Des études ont démontré que six ans d'enseignement sont nécessaires pour que les acquis demeurent tout au long de la vie. C'est pourquoi aux dires de M. Laeuchi, son pays s'engage à élargir le programme pour que les connaissances acquises servent toue la vie, et que le maximum d'enfants puissent en bénéficier en trois ans. Son pays doit injecter plus de 22 millions de dollars US dans ce projet.
Le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation Marie Odile Bonkoungou s'est adressée à M. Laeuchi en ces termes. "Vous avez joué votre partition, nous allons jouer la nôtre". Nous prenons l'engagement qu'aucune salle de classe ne manquera d'enseignants et qu'aucun élève ne sera privé de fournitures scolaires.
Aux partenaires, Mme le ministre a renouvelé la disponibilité de son département à les accompagner pour la réussite de cette 2e phase. Elle a conseillé aux responsables de Banwa, de la Gnagna, de la Komandjari, de la Tapoa, de l'Oudalan, du Séno, du Soum, du Yagha, du Sanmatenga, du Namentenga, provinces bénéficiaires, de consolider les bonnes pratiques, d'en créer d'autres, et de faire des insuffisances des défis.
Profitant de cette cérémonie de lancement de BRIGHT II, Marie Odile Bonkoungou a sollicité auprès du gouvernement américain, la réalisation du post-primaire pour une mise en phase avec la réforme du système éducatif en cours et pour permettre aux filles des 10 provinces de pouvoir achever leur cycle.

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