L'Express de Madagascar (Antananarivo)

Madagascar: « Nous voulons être un bon exemple »

interview

Le membre fondateur du « Gasy Tia Tanindrazana » (GTT) donne des précisions sur l'appel de Bagneux.

La signature de l'appel de Bagneux signifie-t-elle que les ressortissants malgaches à l'étranger s'entendent bien, malgré leurs divergences politiques ?

Nous avions voulu être un bon exemple de rapprochement, malgré les divergences dans nos sensibilités politiques, ainsi que de nos secteurs d'activités. Le fait d'être originaire de la Grande île nous rassemble. Nous avions constaté le blocage dans la recherche de solution à la crise au niveau des quatre mouvances, ce depuis le mois de décembre 2009. D'où l'idée de la rencontre à Bagneux le 4 janvier 2010, afin de débattre de notre éventuelle contribution. Il s'agit de sortir le pays de la situation présente. Nous avions attiré l'attention des concitoyens, ainsi que les acteurs politiques, sur les conséquences néfastes de la crise. Il faut éviter que les évènements 1972, 1991, 2002 et 2009 se répètent.

Qui sont les signataires de l'appel de Bagneux ?

Nous sommes une vingtaine de personnes qui avions initié l'appel de Bagneux. C'est le cas, entre autres, de Herivelona Ramanantsoa, Mamy Andriamasoamanana, Mahery Manandafy, Eric Rajaona, Philippe Rajaona, Georges Martial Safeno, Rivo Rakotomavo, Tafika Rakotomavo, Jacques Ralitera, Olivier Ramanana-Rahary, Tovo Ratovoarisoa, Lala Razanajatovo, de Harizo Randrianarivelo, Organès Rakotovao et moi-même. Les signataires ne sont pas tous des politiciens. Les membres des mouvances politiques, quant à eux, maintiennent leur statut. Un pacte ayant une certaine ressemblance avec la charte des valeurs de Maputo avait été conclu entre les initiateurs de l'appel.

Mais les réalités au pays ont beaucoup changé depuis

Vous voulez parler de l'atelier organisé par la Haute autorité de la Transition (HAT) à Ivato, les 4 et 5 mars si je ne me trompe pas. Cette réunion est initiée par la mouvance Rajoelina, laquelle n'est qu'une des sensibilités politiques dans le pays. La décision en vue de la tenue de ce rendez-vous n'a pas été prise d'une manière consensuelle. J'estime donc que les résolutions sorties de cet atelier vont s'ajouter aux arguments de la mouvance Rajoelina pour le dialogue avec les autres mouvances.

Avez-vous évalué les conséquences de l'inflexibilité dont vous faites preuve ?

Nous avons tous connu l'existence des accords de Maputo et d'Addis-Abeba conclus sous l'égide des médiateurs étrangers. Nous sommes actuellement à la phase d'application. Il ne faut pas considérer les affaires nationales comme un jeu d'enfant. La communauté internationale prendra des mesures qui ne nous conviendront pas si la mouvance Rajoelina continue à agir autrement.


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