Le doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l'Ucad, Ahmadou Aly Mbaye, a regrette le manque de qualité dans les filières arachidières et horticoles au Sénégal. Selon lui, ce bémol empêche les produits issus de ces activités d'être compétitifs à l'échelle mondiale.
De l'avis de celui-ci qui s'exprimait lors des journées économiques du Sénégal organisées ce vendredi 05 mars 2010 par l'Ucad en partenariat avec l'Usaid, en dépit de l'importance accordée par le Sénégal à la filière arachidière, elle reste victime de deux problèmes liés à la faiblesse des politiques d'intervention de l'Etat notamment sur le plan de la qualité et à la non-remise en cause du système de production.
Le conférencier est qu'il faut revoir la distribution des semences et des intrants, la fixation des prix d'achat de l'arachide et aller vers la mécanisation de la filière. La conviction de M. Mbaye est que c'est « l'inefficacité » du système de production qui justifie le faible revenu des paysans. A cela s'ajoutent les problèmes de santé et phytosanitaires liés à la contamination de l'arachide en aflatoxine.
« Cette infection de l'arachide constitue un frein à sa commercialisation surtout à l'échelle mondiale », a aussi constaté Mlle Adama Guèye, doctorante à la Faseg, qui avait axé son intervention sur les difficultés que connaît la filière. Selon elle, la contamination se fait le plus souvent aux champs. Elle reste également liée au non renouvellement du capital semencier impliquant la détérioration de la qualité de graines.

Comments Post a comment