Ils sont plus de 100.000 à vivre en terre camerounaise. Des réfugiés dont les conditions de vie sont le plus souvent précaires dans les différents camps disséminés à travers le territoire camerounais. Des réfugiés qui ne sont pas souvent au centre des préoccupations de la communauté internationale qui a les yeux rivés vers d'autres foyers de tension à travers le monde. Au grand dam du haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr) dont le Cameroun abrite une représentation à Yaoundé.
La semaine dernière, Antonio Guterres en personne a fait le déplacement de Yaoundé. Où il a touché du doigt la réalité de ces réfugiés en visitant notamment les camps de Boulembé et de Mandjou dans l'Est du Cameroun. Randonnée après laquelle il a tenu une conférence de presse pour dire combien sa visite était l'occasion d'exprimer "la gratitude du Hcr face à l'hospitalité du peuple camerounais envers les réfugiés. Lui qui vit de manière harmonieuse avec les réfugiés". Occasion aussi de réaffirmer la gratitude de son organisation vis-à-vis des autorités de Yaoundé "pour la politique d'accueil très hospitalière" manifestée à l'endroit des réfugiés.
En s'exprimant devant les médias vendredi dernier, M. Guterres n'a pas manqué de formuler deux appels qui lui tenaient à coeur. A la communauté internationale d'abord "pour qu'elle nous aide ainsi que l'ensemble des agences de l'Onu qui travaillent auprès des réfugiés pour répondre aux besoins de ceux-ci et des communautés d'accueil". Ensuite pour attirer l'attention de cette communauté sur la Rca, le plus grand pourvoyeur de réfugiés vivant au Cameroun (plus de 80.000). Cela d'autant plus que, a-t-il souligné, "la crise en Centrafrique a une dimension humanitaire tragique avec 200.000 déplacés de l'intérieur, 60.000 réfugiés au Tchad plus le contingent du Cameroun".

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